Alors comme ça, M. Roy, vous cherchez une 3e voix?

Dans une entrevue récente, Claude Roy, ancien député adéquiste, a dit tout haut vouloir un parti de droite au Québec, mais différent du Parti conservateur du Québec! Il recherche donc une… troisième voix.

Et hier dans Facebook, il a renchéri:

Cette semaine, j’étais à l’émission de Roby Moreault à Choi et j’ai parlé du Parti Conservateur du Québec qui, malheureusement, n’a pas fait élire de candidat lors de la dernière élection. J’ai bien mentionné, que les gens ont pu confondre avec le parti conservateur du Canada et ainsi refuser le vote aux candidats présent lors de la campagne. Je crois encore à une voix de droite rationnelle qui saura rassembler tous les votants qui se sentent encore délaissés par les partis traditionnels. Je crois en un parti qui sera un plus plus terre à terre et qui aura des idées simples mais rationnelles. Un Parti de droite avec un chef à l’écoute de ses militants, Un parti de droite pour les oubliés de l’ancienne ADQ. Ceux qui aujourd’hui sont des orphelins qui se cherchent encore une voix. Je suis désolé si j’ai pu blesser certaines personnes dans cet entrevue et toute opposition au parti Libéral ou Péquiste a sa place au soleil, reste maintenant à rassembler la population derrière l’idée et surtout le chef. Voilà j’espère que le message est passé et est clair.

Claude Roy sur Facebook, le 21 février 2016 à 14h24

Voici ce que je réponds à M. Roy:

Pourquoi réclamer un parti de droite alors qu’il y en a un?

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Nous avons quelque chose à offrir aux orphelins politiques, nous avons un chef qui est à l’écoute de ses militants. En effet, Adrien Pouliot participe régulièrement à des entrevues téléphoniques sur les ondes FM, il interagit avec les gens qui s’abonnent à sa page Facebook, et au dernier congrès les membres lui ont accordé un vote de confiance de 98,4%. Et de plus, notre programme est ouvert à vos propositions, plusieurs ont d’ailleurs été soumises à notre dernier congrès et ont été adoptées!

La droite est bien active dans la région de Québec, mais je reconnais que le Parti conservateur du Québec n’est pas aussi visible qu’on le voudrait, une barrière à l’entrée existant bel et bien pour les formations qui n’ont pas de député qui siège à l’Assemblée nationale.

Mais ce n’est pas une raison pour demander la division des gens de droite en formant un autre parti. Je m’époumonne à dire, à répéter et à répéter encore que nous devons au contraire nous unir.

Image publiée le 17 février 2016 sur la page Facebook de Louis-Charles Fortier
Image publiée le 17 février 2016 sur la page Facebook de Louis-Charles Fortier: «The Big Blue Tent»

J’invite d’ailleurs ceux qui sont intéressés à prendre leur carte de membre, à nous faire un don ou à nous offrir un peu de leur temps comme bénévoles.

Ensuite, même si je sais que nous avons un devoir d’éducation envers nos concitoyens sur la vie citoyenne et sur la politique dans notre pays, je ne crois pas que les Québécois soient à ce point confus pour être incapables de faire la différence entre un parti conservateur fédéral et un parti conservateur provincial qui cohabitent, sinon quel est le problème à avoir un parti libéral fédéral et un parti libéral provincial qui forment respectivement le gouvernement du Canada et du Québec?

Je suis même convaincue que plusieurs de mes concitoyens savent qu’il existe des partis conservateurs dans les autres provinces du Canada, et que les Conservateurs sont de retour au Québec après avoir disparu du décor en 1935. La formation a, en effet, présenté ses 26 premiers candidats aux élections générales du 4 septembre 2012, en a soutenu 59 à celles du 7 avril 2014 et vise le tableau complet (125 candidats) pour le prochain scrutin prévu en octobre 2018.

De plus, le mot conservateur a toujours eu, et aura toujours, une signification dans notre système parlementaire britannique contrairement à toute autre appellation comme le Parti de la classe moyenne ou encore le Parti des contribuables, et cette appellation résistera à l’épreuve du temps, tout comme le mot «libéral» dans le parti de ce nom.

Pourquoi donc rejeter ce nom après avoir vu 12 candidats conservateurs gagner au Québec lors des dernières élections fédérales? Alain Reyes, Joël Godin, Bernard Généreux, Luc Berthold, Gérard Deltell, Sylvie Boucher, Pierre Paul-Hus, Denis Lebel, Alupa Clarke, Maxime Bernier, Jacques Gourde et Steven Blaney, ça vous dit quelque chose?

Donc, la troisième voix, nous l’avons déjà.

Encourageons-la SVP! 

Alors, je peux compter sur votre appui, monsieur Roy?

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