Aujourd’hui, j’ai unfriendé une Libérale

Aujourd’hui, j’ai dû prendre une décision désagréable, difficile, j’avoue, mais qui s’imposait. Il y a un temps, dans notre vie, où on n’a pas le choix d’écarter de notre chemin ceux qui nous critiquent et sortent les excuses les plus bêtes pour justifier leur refus de nous aider. À deux ans des prochaines élections, je n’ai plus besoin de me faire répéter les mêmes phrases de ceux qui préfèrent voter encore pour le Parti libéral du Québec et qui se contentent de reconduire pour un autre 4 ans les mêmes politiques qui coûtent cher aux contribuables et qui paralysent l’économie du Québec.

Une dame dont je ne dévoilerai pas le nom défendait bec et ongles la mise à jour économique faite récemment par le ministre libéral Carlos Leitao. Elle ne supportait pas la caricature d’André Philippe Côté qui décrit ce que plusieurs travailleurs du Québec voient dans la décision gouvernementale de consacrer les surplus à plus de dépenses et non à la réduction de la dette du Québec, qui a dépassé les 280 milliards de dollars.

Caricature d'André Philippe Côté, parue dans le journal Le Soleil du 26 octobre 2016.
Caricature d’André Philippe Côté, parue dans le journal Le Soleil du 26 octobre 2016.

Manifestement, elle ne comprenait pas que ce mini-budget ne plaise pas à beaucoup de monde. Elle se demandait pourquoi on n’applaudissait pas devant l’équilibre budgétaire atteint alors que ce sont nous, les contribuables, qui avons fait un effort supplémentaire d’au moins 2 milliards de dollars pour l’atteindre. Elle était surprise que plusieurs de mes amis, très politisés, et moi-même n’appuyions pas le travail du ministre des Finances, et que nous ne fassions pas confiance au gouvernement de Philippe Couillard quand il répète sur toutes les tribunes que l’argent économisé ira pour améliorer la santé et l’éducation.

Si ce n’était que de cela… Mais non, aucun scandale, aucune tristesse, aucune manifestation de découragement de sa part, aucune information qui l’ait accrochée. Elle ne se plaint pas, ne dénonce rien, tolère la situation, comme si elle s’y était résignée ou si elle ne connaissait que ça. La léthargie, le confort, les vieilles pantoufles. Où est l’indignation? Où est la dénonciation? Où est ce cri du coeur de mère de famille qui m’a incitée, moi, à faire le pas en avant et aller voir ailleurs que dans les partis qui ont gouverné le Québec au cours des 50 dernières années?

Au contraire, cette personne défend le gouvernement dans tout cela, en disant que le ministre Leitao a réussi à limiter la croissance des dépenses du gouvernement. Mais il s’agit tout de même d’une hausse des dépenses. À quand une baisse? Et surtout, pourquoi ne réclame-t-elle pas une baisse?

Elle devrait pourtant réclamer une baisse des dépenses et une réduction de la taille de l’État, elle devrait exiger plus du gouvernement, et appuyer tout parti ou toute initiative citoyenne qui préconise un véritable ménage et non l’habituelle sous-traitance des efforts refilée aux contribuables par la modulation des frais de garderie en fonction du revenu familial, la hausse des taxes sur l’alcool et le tabac, la hausse des permis de chasse, la hausse des tarifs d’électricité et plein d’autres trucs du genre. Je ne comprends pas son refus d’appuyer un parti qui offre une véritable baisse des dépenses du gouvernement et non la simple réduction de leur croissance, un parti qui offre une réduction de la taille de l’État et non l’embauche de nouveaux fonctionnaires, un parti qui veut baisser les impôts et non utiliser l’argent obtenu en taxant davantage les contribuables pour la santé et l’éducation, et cela sous prétexte qu’il manque de visibilité. Elle préfère continuer d’appuyer les Libéraux que de venir grossir la base militante d’un autre parti comme le Parti conservateur du Québec. Elle tolère encore les hausses de taxes de toutes sortes rendues nécessaires au maintien du modèle actuel de gouvernance, n’osant pas réclamer haut et fort la réduction des dépenses publiques en encourageant un parti de droite qui veut réellement changer les choses et dont le fruit du travail se traduira éventuellement par plus d’argent dans nos poches.

Je ne comprends pas un tel aveuglement, aveuglement amplifié par l’attentisme, encore une fois.  «Réveille, Anne! Adrien Pouliot est un fantôme! Je refuse d’appuyer un parti qu’on ne voit pas!» m’a-t-elle dit. Je suis désolée de vous le dire, mais cette excuse, je n’en veux plus!!

C’est pour cela que je l’ai retirée de ma liste d’amis Facebook. Malheureusement.

Pourquoi a-t-elle peur de joindre les rangs du Parti conservateur du Québec? Elle, qui pourtant est une militante conservatrice au fédéral?

Comprendra-t-elle un jour que tant que son vote va au PLQ, tant qu’elle paie sa carte de membre du PLQ, tant qu’elle fera son don annuel au PLQ, tant qu’elle assistera aux événements du PLQ, tant qu’elle défendra le bilan (dont je ne ferai pas plus de commentaires) du PLQ, et tant qu’elle donnera de son temps au PLQ et non à un parti en développement, elle contribue à notre manque de visibilité?

Comprendra-t-elle un jour que pour faire de la publicité sur Facebook, dans les radios locales, dans les journaux locaux, sur les autobus, etc. il faut de l’argent, et que le seul argent qu’un parti politique puisse légalement recevoir doit provenir de dons (limités à 100$/année) et de cartes de membre?

Comprendra-t-elle un jour que pour avoir ne serait-ce que la visibilité de Québec Solidaire il faut un premier député conservateur à l’Assemblée nationale et que pour l’élire il nous faut des bénévoles, des dons et des nouveaux membres?

Comprendra-t-elle un jour que la seule façon de sortir le Québec de son immobilisme et de sa léthargie est de cesser de répéter les mêmes recettes qui, après 40 ans, n’ont pas fonctionné? Et de changer complètement la façon de gouvernement le Québec?

Comprendra-t-elle que le statu quo n’est plus une option?

Comprendra-t-elle un jour que c’est en se joignant au Parti conservateur du Québec qu’elle aidera à le faire grandir et faire tomber les murailles de Jéricho? Et qu’en refusant de le faire elle nous condamne à la marginalité dont elle ose nous accuser??

En attendant, je lui souhaite une bonne fin d’année et la meilleure des chances dans ses projets, mais n’en pouvant plus d’entendre les mêmes arguments de ceux qui défendent le statu quo politique qui me coûtent beaucoup trop cher en taxes et impôts, j’ai d’autres chats à fouetter.

Sans rancune.

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