Comment tuer le PQ en 5 points

Chronique d’une mort annoncée. Chose certaine, ce parti que j’ai déjà appuyé dans ma jeunesse vient de me perdre définivement!

Point 1 – Tuer l’économie du Québec

Promettre de bloquer les pipelines, l’exploitation de nos ressources pétrolières, envoyer paître Amazon qui se cherche un lieu pour s’implanter et créer 50 000 emplois — oui, oui, Régis Labeaume, maire de Québec, qui a osé maudire publiquement l’entreprise de Jeff Bezos, est un ancien candidat péquiste qui a perdu son investiture en 1998 contre Jean-François Simard, et il fut le célébrant du très court mariage de Pierre Karl Péladeau et Julie Snyder alors qu’il dirigeait toujours le PQ  — et toute autre mesure visant à réglementer, contrôler et imposer davantage les entreprises, voilà ce qui tue l’économie.

…pas les maudits capitalistes cupides et despotes du 1% qui oppriment les pauvres travailleurs du Québec!

Point 2 – Diminuer le financement des écoles privées

Cette hérésie démontre à quel point les militants et hauts dirigeants du parti ne savent pas compter. Les parents qui envoient leurs enfants au privé contribuent toujours au système public… par leurs impôts et les taxes scolaires. Et de plus, il en coûte moins cher à l’État pour un enfant à l’école privé que le même enfant à l’école publique, nonobstant la subvention.

Il s’agit purement d’ingérence dans le privé, une façon de le contrôler sous prétexte de demander aux écoles privées d’en faire plus pour intégrer des élèves en difficultés.

Laissons le marché répondre à la demande!

Point 3 – Renforcer la loi 101

Cette nouvelle « loi 202 » que nous promet Jean-François Lisée dans le cas de l’élection d’un gouvernement majoritaire du Parti Québécois veut faire ceci :

  • Appliquer la loi 101 aux entreprises de compétence fédérale qui font affaire au Québec (banques, entreprises de télécommunications, transport interprovincial)
  • Appliquer la loi 101 aux entreprises de 25 à 50 employés

Cette loi est déjà assez restrictive actuellement, et au lieu d’aller écoeurer les restaurants, pourquoi ne pas demander à l’OQLF de faire sa job, c’est-à-dire d’aller appliquer la loi là où il y a infraction (certains commerces sur l’île de Montréal)?

Point 4 – Restreindre l’accès aux cégeps anglophones par la porte arrière

Lors du dernier congrès du Parti Québécois, les délégués savaient à l’avance que leur chef refuserait toute proposition visant à bloquer l’accès au cégep anglophone aux étudiants francophones. Et pourtant… ces mêmes délégués ont adopté une proposition qui vise une diminution du financement des cégeps anglophones jusqu’à ce qu’il soit « aligné sur le poids démographique proportionnel à cette communauté »… Cela revient exactement au même!

C’est un scandale, rendus au cégep, ce sont des adultes! Une telle proposition liberticide brimera sérieusement des générations de jeunes dans leur employabilité, l’anglais est demandé de plus en plus en raison de la mondialisation. Et bientôt, il faudra connaître le mandarin, l’espagnol…

Et aujourd’hui à la radio, Jean-François Lisée, à la place, veut augmenter l’offre de cours d’anglais aux cégeps francophones pour compenser. Je regrette, mais vu les lacunes de l’enseignement de l’anglais au primaire et au secondaire, lorsqu’on atteint l’âge adulte, seule une immersion permet de rattraper le retard. Et le PQ veut empêcher les jeunes Québécois francophones de le faire? Scandaleux.

Et je désire rappeler que Jacques Parizeau lui-même disait ceci :

«Quelqu’un qui ne parle pas l’anglais dans notre société aujourd’hui est infirme»

Je parie qu’il est en train de spinner dans sa tombe!!!

Point 5 – Garder l’article 1

Ce n’est pas un hasard qu’à l’approche du congrès on ait pu voir «sur les internets» des capsules faisant pour la énième fois la promotion de l’indépendance du Québec.

Capture d’écran des capsules 50+1 réponses pour l’indépendance, sur Youtube.

La souveraineté est le projet d’une génération vieillissante, qui ne s’est pas transféré aux jeunes de 18-25 ans. De plus, je donne raison à André Arthur lorsqu’il dit que la vraie raison n’est pas de bâtir un pays fort, mais bien une haine des Anglais… Il s’agit donc de la pire raison qui soit pour justifier un projet de sécession.

Et après, vous vous demandez pourquoi les 18-25 ans font leur stage à la Commission jeunesse du Parti libéral du Québec? Ces 5 points font de cette formation politique le dernier choix des Milléniaux et de la classe moyenne. Bravo, les champions!

 

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