Il n’y a plus de honte à être conservateur au Québec

Une phrase que je lis et entends depuis un bout de temps: «Les Québécois sont allergiques aux Conservateurs».

Ou encore: «Qu’attend Adrien Pouliot pour changer le nom de son parti? Le mot conservateur ne lève pas au Québec.»

Encore une balloune que je vais péter, j’adore ça!

Alain Reyes, Bernard Généreux, Luc Berthold, Denis Lebel, Sylvie Boucher, Alupa Clarke, Maxime Bernier, Jacques Gourde, Steven Blaney, Joël Godin, Pierre Paul-Hus et Gérard Deltell, ça vous dit quelque chose?

Ce sont 12 députés conservateurs qui ont été élus le 19 octobre dernier au Québec. Pas en Ontario, pas au Nouveau-Brunswick, au Québec!

Et de plus: retour des conservateurs au pouvoir au Manitoba en avril 2016. Et si des élections avaient lieu demain en Ontario, Kathleen Wynne et les libéraux en mangeraient toute une et le PPC ontarien l’emporterait les deux doigts dans le nez. Sans parler du Saskatchewan Party, un parti de droite, qui pour 4 autres années formera le gouvernement dans cette province.

Si Justin Trudeau, qui a changé le Parti libéral du Canada en parti très à gauche, a gagné au fédéral, la droite est quand même en train de s’installer, petit à petit, province par province, au Canada. Et qui plus est, on est très loin de la dégelée conservatrice de 1993 au fédéral, ils sont tout de même 99 à avoir été élus, ce qui n’est pas mal du tout pour un parti qu’on dit mal aimé.

Le nom «conservateur», contrairement à «parti de la classe moyenne», «parti des familles», etc., a une signification très forte sur le plan historique et politique, de par la nature même de notre système parlementaire, tout comme le nom «libéral» d’ailleurs — même si le Parti libéral du Québec ne répond plus depuis trop longtemps à la définition de libéral, mais ça, c’est une autre paire de manches…

À ceux qui sous-estiment l’appui aux politiques de droite au Québec et qui réclament un changement de nom de parti aux Conservateurs du Québec, je réponds qu’il n’y a rien de pire qu’un rebranding pour booster ses votes au détriment de la base et ensuite dégonfler pour tomber dans l’oubli. La CAQ l’a fait et est à risque, très à risque. Un cas de figure qu’il faut éviter à tout prix d’imiter. Elle a perdu sa base adéquiste pour attirer des péquistes, souverainistes plus mous et nationalistes de tout acabit, qui à mon humble avis n’ont même pas d’affaire là!!!

Le seule changement de nom que je peux bien admettre serait de renommer le parti ainsi:

Parti conservateur du Québec – Conservative Party of Québec

C’est-à-dire, l’appellation bilingue sans le nom du chef, tout comme on le voit déjà pour le Parti libéral du Québec (regardez bien les bulletins de vote à la prochaine élection!) et je suis contre tout autre changement de nom parce qu’il est plus que temps que le Québec retrouve un tel parti.

Je persiste à croire que renommer ce parti ‘Le parti de la classe moyenne’ ou ‘Action Québec’ ou autre est la meilleure recette pour disparaître de la carte alors que le Québec a besoin d’un parti conservateur — Tory — comme toutes les autres provinces canadiennes.

Je suis une conservatrice, je m’assume à 100% en appuyant à la fois les conservateurs fédéraux et les conservateurs provinciaux. Je ne comprends pas la logique de n’appuyer qu’un des deux.


logo1 A40himmCMAAWx7B

C’est pourquoi je le dis: Assumons-nous donc, saperlipopette! Haters gonna hate, de toute manière.

 

3 réflexions au sujet de “Il n’y a plus de honte à être conservateur au Québec

  1. Je pense que la question conservateur VS progressiste-conservateur a été réglée lors de la fusion du Parti progressiste conservateur et de l’Alliance canadienne. J’ose m’avancer que la même réalité s’applique aussi pour le PCQ.

Laisser un commentaire