Je serai candidate

Je suis loin d’avoir un CV de grande administratrice publique formée à l’ENAP ou en Europe, je ne dirige pas une grande entreprise, je ne suis pas une spécialiste en quoi que ce soit. Je ne suis qu’une diplômée universitaire avec un emploi de fonctionnaire très ordinaire. Je ne suis qu’une citoyenne ordinaire qui n’offre comme contribution à la société que la moitié de son salaire. Si au moins j’avais des services pour cet argent…

Quand mon fils est malade, je dois prendre une journée de congé. La garderie à 5$ ? Qui en profitera ? L’école ? Tout n’est que vœux pieux. L’avenir de mon fils m’inquiète. Pas seulement parce que la dette du Québec est énorme, et que le Québec dépend de la péréquation à 100% aujourd’hui, mais bien parce que je me demande s’il pourra obtenir un emploi convenable dans un domaine qu’il aime, et surtout s’il sera parfaitement bilingue et suffisamment qualifié pour sortir du Québec s’il doit absolument le faire. Et je ne parle même pas de ma propre vieillesse.

Les politiciens ne nous écoutent plus, ils ne travaillent plus que pour se faire réélire. Les besoins de l’ensemble de la population ne les intéressent plus, tout ce qu’ils recherchent, c’est le groupe de pression, l’OBNL ou les entrepreneurs qui leur apporteront le plus de votes. Ils ne me parlent plus que des droits religieux de moins de 5% de la population. Jamais d’éducation, de santé ou de finances publiques.

Et pourtant, un gouvernement provincial a pour mandat d’offrir des services en éducation, santé, transport routier et environnement à l’ensemble de sa population. Un gouvernement doit nous tourner vers l’avenir alors que nos élus actuels nous gardent dans un monde gelé aux années 1980 par crainte des syndicats, des groupes de pressions sociaux, environnementaux ou religieux, ou pire encore, d’un référendum. Utiliser les lois spéciales comme moyen de négociation de conventions collectives dans le secteur public doit également cesser.

Un gouvernement doit gérer pour tous les résidents du Québec sans égard à la langue, ni à la religion, ni au statut social des Québécois.

C’est pourquoi je me présenterai pour le Parti conservateur du Québec dans Jean-Lesage cet automne.

Carte du Directeur général des élections du Québec.

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