Québec, le prochain village gaulois politique!

Ceci est d’abord un message à l’équipe de l’émission Bouchard en parle en date du 27 avril 2016 à la suite de l’entrevue téléphonique avec Adrien Pouliot. Mais je veux l’étendre à toute la région métropolitaine de Québec (Lévis, Beauce, Lotbinière, Appalaches).

Je désire remercier Adrien Pouliot d’avoir pu vous parler ce matin. M. Pouliot avait un excellent point en soulignant ce qu’a fait la communauté anglophone de Montréal en 1989, sous Robert Bourassa: beaucoup d’anglophones étaient vraiment écoeurés du Parti libéral et lui ont envoyé un message sans équivoque en formant un parti fédéraliste, soit le Parti Égalité (Equality Party).
Ce parti, qui nous a fait connaître Robert Libman, a promis à ses électeurs qu’il serait toujours solidaire avec les libéraux pour tout ce qui touche la question nationale (référendum, débat constitutionnel, etc.) tout en restant indépendant pour tout le reste (économie, programmes sociaux, etc.). À moins de 4% du total du vote au Québec, ce parti a tout de même élu quelques députés qui ont eu une influence plus grande qu’on pourrait le croire aujourd’hui.
Que cette petite histoire serve d’exemple, le Parti Égalité a prouvé que seul un parti fédéraliste, pour lequel on vote selon ses convictions, peut chauffer les fesses du Parti libéral du Québec.
Ce que je crois, c’est que la région de Québec nous a également démontré en octobre dernier qu’elle est capable de se démarquer du reste du Québec en votant selon ses convictions, car la plupart des députés conservateurs du Québec ont été élus dans la région métropolitaine de Québec. 10 députés sur les 12!
Je veux que vous sachiez que la CAQ et le Parti québécois (même si Québec Solidaire s’y fusionne) ne pourront pas déloger le PLQ à l’échelle nationale même à long terme, car ce ne sont pas des partis fédéralistes. Le Parti conservateur du Québec est fédéraliste et PEUT faire des gains dans les forteresses libérales de l’Ouest de l’île de Montréal, pourvu qu’on lui donne une chance. C’est à Québec qu’il faut lui donner une chance.
C’est pourquoi je crois qu’il faut dès maintenant cesser de promouvoir le vote stratégique. Le débat souverainiste-fédéraliste sera encore à l’avant-plan? Soit! Mais cette fois, changeons de stratégie: laissons tout le reste du Québec se chicaner sur le référendum, et soyons des irréductibles Gaulois en élisant des députés conservateurs!
Si nous pouvons amener 5 à 10 députés conservateurs à l’Assemblée nationale du Québec, nous pouvons faire la différence. C’est d’ailleurs la seule manière de recadrer le débat sur l’axe gauche-droite, par le champ gauche.
Je le répète: le Parti libéral du Québec a le monopole du pouvoir et peut faire ce qu’il veut, c’est pourquoi la seule manière de freiner ses ardeurs, particulièrement ses politiques vertes, est que des conservateurs lui chauffent les fesses. En 2018, votons selon nos convictions!
Si 5 à 10 députés conservateurs réduisent Philippe Couillard à un gouvernement minoritaire, il n’aura plus la marge de manoeuvre qu’il a présentement.
Si 5 à 10 députés conservateurs font élire Pierre Karl Péladeau à la tête d’un gouvernement péquiste minoritaire, il n’aura aucune marge de manoeuvre référendaire et n’aura pas le choix de recentrer son parti, qui est trop à gauche, car le Parti conservateur du Québec aura fort probablement la balance du pouvoir.
Je suis conservatrice, fière de l’être, et je m’assume pleinement. Je vise l’Assemblée nationale, comme députée conservatrice, je suis prête à faire le travail qu’a fait Robert Libman il y a un quart de siècle, et cela aux côtés de M. Pouliot. Merci de nous donner une chance et de parler plus de nous dans les prochains mois et les prochaines années!
Parti conservateur du Québec

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