Retour au financement des partis fédéraux aux votes? Vraiment?

Alors comme ça, on veut ravoir de l’argent au vote pour financer les partis politiques afin d’éviter les scandales? C’est du moins la volonté du néo-démocrate Alexandre Boulerice.

Je désire faire le message suivant à qui de droit : ÇA NE MARCHERA PAS!

En fait, cela ne fera que changer les scandales. Au Québec, on fonctionne comme ça : 2,50$/vote par année au parti politique jusqu’à la prochaine élection générale, financement privé limité à 100$/an par personne.

Qu’est-ce que ç’a donné?

  • Les nouveaux partis politiques qui veulent se faire connaître, comme le Parti conservateur du Québec, sont dans la misère et ne peuvent pas financer adéquatement leur publicité… et on les accuse de ne pas être visibles!
  • Le Parti Québécois et la CAQ ont été pris à piger dans leur budget parlementaire pour financer leurs activités partisanes.
  • Le vote stratégique de 2014, dû à la polarisation des électeurs, a fait grossir le mauvais compte de banque pour beaucoup de gens qui réclament du changement : l’argent de leur vote est allé au Parti libéral du Québec, assurément le seul parti qui dorme présentement sur ses deux oreilles au sujet des prochaines élections.
  • Le Parti Québécois, l’instigateur de cette réforme du financement, est au bord de la faillite.

Est-ce mieux? Non, ce n’est qu’une bombe à retardement pour d’autres scandales de financement illégal. L’utilisation illégale du budget de l’Assemblée nationale à des fins partisanes n’est peut-être que la pointe de l’iceberg à cause de la si petite limite annuelle de contribution politique. Et je mettrais ma main au feu que les moyens de contourner cette limite seront non seulement nécessaires, mais plutôt créatifs.

J’ai bien hâte de voir les états financiers des partis provinciaux le 2 octobre 2018 au matin…

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