Y a-t-il un pilote dans l’avion?

L’Hon. Gérard Deltell, député fédéral de Louis-Saint-Laurent, a publié cette réflexion sans équivoque sur le gouvernement Trudeau dans Facebook ce matin vers 8h-8h30, que je vous cite intégralement:


Un gouvernement d’abandon!

Mes premiers jours à Ottawa ont été bien remplis, certes, mais ils m’auront permis de me familiariser un peu plus avec ce nouveau parlement et ce nouveau gouvernement sur lequel j’aimerais vous entretenir aujourd’hui.

Durant la dernière campagne électorale, j’ai répété à tous les micros et sur toutes les tribunes ma fierté d’être membre de l’équipe conservatrice. J’étais également fier de mon chef, le très honorable Stephen Harper, dont personne ne pourra jamais remettre en doute son sens profond de l’engagement public.

Le premier ministre Harper a toujours dit ce qu’il fait et fait ce qu’il dit. Il a rempli ses engagements, ce qui, à mon sens, relève de la droiture d’un homme d’État. Quand Stephen Harper donne sa parole aux Canadiens, il la respecte. Point à la ligne!

Cela contraste assurément avec le nouveau premier ministre. Un nouveau chef, mais les mêmes vieilles habitudes du Parti libéral du Canada, qui rompt ses promesses une fois élu.

Rarement aura-t-on vu un parti politique abandonner si rapidement autant d’engagements électoraux majeurs. En à peine mois, le gouvernement libéral de Justin Trudeau aura renié sa parole sur plusieurs reprises. En voici cinq exemples.

1- Les déficits projetés de 10 milliards par année.
C’était déjà une grave erreur, mais voilà que ça devient une catastrophe, car ses déficits seront encore plus élevés. On évoque désormais un déficit possible de 25 milliards de dollars! Un beau cadeau pour nos enfants, à quelques jours de Noël. Ils s’en souviendront longtemps…

2- Les changements à l’impôt.
Justin Trudeau s’était engagé à ce que ça se fasse à coût nul. Mais qu’est-ce que son ministre des Finances nous a confirmé? Un trou de 1,2 milliard de dollars. Comme se fait-il que le Parti libéral ait fait autant d’erreurs dans son cadre financier? Pourquoi tant d’amateurisme?

3- La cible d’accueil de 25 000 migrants avant le 1er janvier.
Cette promesse était irréaliste et irresponsable. Après avoir viré le pays à l’envers, le gouvernement a finalement compris, mais malheureusement, il a maintenu sa campagne gênante d’autopublicité.

4- Le retour de la livraison du courrier à domicile.
Malgré la parole donnée aux Canadiens devant le maire Coderre, Justin Trudeau ne le rétablira pas. Encore une fois, un autre virage à 180 degrés.

5 – Le retour du crédit d’impôt pour les fonds syndicaux.
Durant la campagne, les libéraux ont visiblement voulu s’assurer l’appui des centrales syndicales, qui ont dépensé plusieurs millions de dollars afin de faire campagne contre le Parti conservateur, sans aucun mandat de leurs membres. Mais aujourd’hui, les travailleurs se rendent bien compte que Justin Trudeau préfère reculer sur ces engagements, comme celui-là dont il ne parle plus, plutôt que de respecter sa parole donnée.

Comment expliquer tous ces reculs, toute cette improvisation, si ce n’est que par l’amateurisme et le manque de préparation de Justin Trudeau à devenir premier ministre?

Oui, vraiment, un gouvernement d’abandon!

Toutefois, il y a une bonne nouvelle. Pour faire face à ce gouvernement d’abandon, notre opposition officielle au parlement sera la plus efficace comme jamais auparavant. C’est ce à quoi nous nous sommes engagés. Nous, les conservateurs, avons donné notre parole aux Canadiens, et nous la respecterons!


Source: Deltell, Gérard, Un gouvernement d’abandon! publié dans Facebook le 16 décembre 2015, vers environ 8h30.

Que dire de plus…

Y a-t-il un pilote dans l’avion?

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