L’entente conclue hier entre le maire de Québec Régis Labeaume et le gouvernement de François Legault pour aller de l’avant avec un projet de trajet modifié est loin d’être une bonne nouvelle. Les seuls gagnants sont nos élus et les habituels verts de service (Accès Transports Viables, Vivre en ville, le CRE et J’ai ma passe).

Triste spectacle qui se poursuit ici! Le maire a utilisé tous les moyens possibles pour contourner les électeurs pour arriver à ses fins.

Tout cela a commencé avec le changement des règles du jeu par l’ancien ministre des affaires municipales Martin Coiteux — encore plus dégoûtant parce que c’est lui, un libertarien pur bouffé tout rond par la ligne de parti et par Philippe Couillard, qui a présenté le projet de loi — faisant en sorte qu’il nous a été impossible d’ouvrir les registres contre ce projet et de forcer un référendum. Sinon voilà un bail que ç’aurait été fait.

Ensuite, il a caché ce projet durant l’élection de 2017 pour concentrer sa campagne sur des parcs et une allusion vague à un projet «structurant», et il a prétendu que son score électoral était un mandat clair pour le projet alors qu’il a été vague tout le long de l’élection, a refusé de répondre à une question simple de Jean-François Gosselin — «C’est quoi, votre projet?» — et qu’en plus, il se disait contre un tramway, pas juste contre le projet de Démocratie Québec (des cocus contents, parce que le tracé final n’a rien à voir avec ce que proposait Anne Guérette). Et il a voulu à tout prix éviter le BAPE (heureusement qu’il y en a eu un), et pire encore, il a descendu en flammes le rapport qui était très bien étoffé, détaillé et accessible au public pensant que ça ferait changer la population d’avis. Pas du tout. Pour finir, parce que le gouvernement a bien fait de ralentir la cadence pour s’assurer que le public se prononce aux élections, le maire a chialé contre Montréal (ça faisait village) au retour du congé des Fêtes.

Dommage pour M. Labeaume, mais lorsqu’il a réclamé une oreille du gouvernement en criant son «tout pour Montréal», s’il avait mieux vendu son projet et été transparent en campagne électorale, il n’y aurait pas juste eu le gars de J’ai ma passe et les verts de service à sa défense, mais tout le monde aurait descendu dans la rue. Tant pis pour lui, il n’a aucun appui du public et il est à risque de perdre absolument tout pour avoir ainsi triché avec ses citoyens.

Cela dit, j’invite les citoyens de Québec à se mobiliser et surtout, à ne pas bouder la prochaine élection. Le combat ne fait que commencer, car il est toujours possible d’arrêter le projet en votant pour le candidat à la mairie et au moins 11 candidats de son équipe qui promettront d’annuler le processus d’appel d’offres.

À cause des variants de la COVID-19 et du déroulement de la vaccination, je ne sais pas si on votera masqué et si on devra se mettre du Purrell à l’entrée, mais peu importe, il faudra que nous allions tous voter pour donner le message suivant à toute la classe politique:

Plus jamais de projets majeurs sur le dos de la population.

J’en ferai un combat personnel.


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