Andrew Scheer un Backstabber? Pas si vite!!

Depuis quelques jours, je vois Ezra Levant, un chroniqueur de droite que j’adore, tomber à bras raccourci sur le chef conservateur Andrew Scheer. Un rare qui, tout Juif qu’il est, ait le courage de défendre les chrétiens tant au Canada qu’ailleurs dans le monde, et qui n’a pas peur de critiquer nos élus, même conservateurs lorsque c’est le temps, il occupe une place à part dans mon fil Twitter et mon Roku. Par contre, je ne comprends pas que le Rebel Commander accuse M. Scheer d’être un traitre, un backstabber, un hypocrite, simplement parce que son parti a voté pour une motion d’appui à l’Accord de Paris.

Photo: The Rebel, 8 juin 2017 (sur Twitter)

Parce que j’ai travaillé dans l’équipe de Maxime Bernier, je réitère que mon désir était d’avoir un chef de l’opposition officielle qui a des idées arrêtées qui ne plaisent pas forcément à tous et qui fait preuve de détermination pour les défendre s’il y croit, et certes pas quelqu’un qui cherche trop le compromis, et c’est malheureusement la raison pour laquelle j’ai été près de ne jamais marquer Andrew Scheer sur mon bulletin de vote. Mais je me suis ralliée à M. Scheer, par contre je ne lui ai pas donné le Bon Dieu sans confession, j’attends de lui qu’il soit ferme, qu’il fasse preuve de leadership dans tous les enjeux qui font vibrer les Canadiens. Je suis la première à me demander pourquoi on impose la ligne de parti pour appuyer l’accord de Paris en fin de session parlementaire, alors que des 14 candidats à la chefferie conservatrice, seul Michael Chong appuyait ouvertement une taxe du carbone. Mais de là à accuser toute la députation conservatrice de trahison et de nous avoir laissé tomber à cause d’une motion, même pour moi il y a une marge!

D’accord, cet accord de Paris, avec tout ce que ç’a entraîné de conversion verte chez plusieurs de nos politiciens et de lois totalement ridicules, je le déteste au même titre que les précédents, dont celui de Kyoto… que le Canada ne respecte même pas! Ensuite, le président des États-Unis Donald Trump a eu le courage d’en retirer son pays, alors pourquoi les Conservateurs du Canada ne font-ils pas un filibuster pour forcer le gouvernement à renier sa signature à son tour?

Si cela me met en colère tant d’Andrew Scheer que des députés qui ont voté dans le même sens, d’autre part, entre nous… franchement, qu’ossa donne???

Tout d’abord, l’accord de Paris en lui-même n’est pas contraignant de toute manière. Ensuite, Justin Trudeau n’était pas à la Chambre des communes (en fait, c’est quand, la dernière fois qu’il y a mis le nez?), il était plutôt à Montréal avec l’ex-président Barak Obama. Enfin, de grâce on se calme! Respirez par le nez, c’est juste une motion, pardi! Elle n’a aucune force de loi. Pire que ça : le but de cette motion était de narguer le président Trump et sa décision de se retirer de cet accord. Simplement.

Je crains qu’Ezra Levant ait extrapolé et accuse quiconque appuie cette motion d’être en faveur d’une taxe fédérale sur le carbone. Était-ce bien le cas? Aucunement, alors inutile de s’énerver. Et de toute manière, Andrew Scheer n’a-t-il pas promis, dans sa campagne à la chefferie, qu’il abolirait cette taxe? En quoi une motion le ferait-il changer d’avis?

Ce que je crois personnellement, c’est qu’en forçant la ligne de parti, Andrew Scheer a refusé de jouer la game de Trudeau, qui se cherche des arguments pour réaffirmer ses volontés don quichottiennes de lutter contre la nature, et cela sur le dos des Conservateurs.

Les insultes comme par exemple « Les Conservateurs sont de méchants pollueurs, des empêcheurs de danser en rond, ils cherchent à bloquer la mise en place de l’accord historique que j’ai signé à Paris! », je les voyais venir gros comme le bras. Si Andrew Scheer est assez intelligent, il les a vues venir aussi.

Ce serait faire carrément de la petite politique sur un non-enjeu et mettre les Conservateurs dans une position très inconfortable, surtout au Québec et en Ontario (là où l’environnement prend tellement de place que c’en est devenu une religion), à deux ans des prochaines élections.

En ce sens, je ne peux pas blâmer Andrew Scheer. Eh oui, moi, la fille de Québec qui a littéralement désavoué son député dans son choix de candidat et qui trouve M. Scheer trop timide, trop beige, trop obsédé par le compromis, je crois qu’il a bien fait. C’est pourquoi je lui donne, pour cette fois-ci, le bénéfice du doute. Mais attention! Il devra faire preuve de plus de leadership que ça à l’avenir!

Cela dit, je ne veux rien savoir de la taxe du carbone, ni de l’Accord de Paris!

Retour au financement des partis fédéraux aux votes? Vraiment?

Alors comme ça, on veut ravoir de l’argent au vote pour financer les partis politiques afin d’éviter les scandales? C’est du moins la volonté du néo-démocrate Alexandre Boulerice.

Je désire faire le message suivant à qui de droit : ÇA NE MARCHERA PAS!

En fait, cela ne fera que changer les scandales. Au Québec, on fonctionne comme ça : 2,50$/vote par année au parti politique jusqu’à la prochaine élection générale, financement privé limité à 100$/an par personne.

Qu’est-ce que ç’a donné?

  • Les nouveaux partis politiques qui veulent se faire connaître, comme le Parti conservateur du Québec, sont dans la misère et ne peuvent pas financer adéquatement leur publicité… et on les accuse de ne pas être visibles!
  • Le Parti Québécois et la CAQ ont été pris à piger dans leur budget parlementaire pour financer leurs activités partisanes.
  • Le vote stratégique de 2014, dû à la polarisation des électeurs, a fait grossir le mauvais compte de banque pour beaucoup de gens qui réclament du changement : l’argent de leur vote est allé au Parti libéral du Québec, assurément le seul parti qui dorme présentement sur ses deux oreilles au sujet des prochaines élections.
  • Le Parti Québécois, l’instigateur de cette réforme du financement, est au bord de la faillite.

Est-ce mieux? Non, ce n’est qu’une bombe à retardement pour d’autres scandales de financement illégal. L’utilisation illégale du budget de l’Assemblée nationale à des fins partisanes n’est peut-être que la pointe de l’iceberg à cause de la si petite limite annuelle de contribution politique. Et je mettrais ma main au feu que les moyens de contourner cette limite seront non seulement nécessaires, mais plutôt créatifs.

J’ai bien hâte de voir les états financiers des partis provinciaux le 2 octobre 2018 au matin…

Les Red Tories et l’article 15

Qu’est-ce qu’un Red Tory?

Selon Wikipédia :

En politique canadienne, un Red Tory est un partisan conservateur qui épouse aussi les idées progressistes économiques (ou sociales) et appuie l’État providence.

De manière générale, les Red Tories prônent un libéralisme économique modéré combiné à un degré de progressisme social qui peut varier.

Au Québec, depuis que le Parti libéral du Québec n’est plus officiellement affilié au Parti libéral du Canada depuis les années 1960, on identifie la plupart des Red Tories par leur carte de membre du Parti conservateur du Canada au fédéral et leur carte de membre du Parti libéral du Québec au provincial.

Comment traduit-on Red Tory au Québec?

Plusieurs variantes dans notre jargon de militants conservateurs vivant à Québec et aux environs, certaines vraiment humoristiques :

  • Les Libéraux à cravate bleue
  • Les Mauves – à cause du mélange des couleurs
  • Les Bipolaires – expression popularisée par Éric Barnabé
  • Les Conservateurs à la sauce rouge
  • Les Conservateurs libéraux – une contradiction évidente prononcée ouvertement sur Facebook par un militant que je ne nommerai pas
  • Les Mélangés

Pourquoi?

D’abord, à cause du débat public qui tourne depuis plus de 40 ans sur l’axe fédéraliste-souverainiste (je répète que ce débat n’a plus lieu d’être), adhésion par défaut, quoi… Ensuite, parce qu’il a fallu attendre à 2012 pour (re)voir les premiers candidats conservateurs du Québec à des élections provinciales au Québec. Enfin, parce qu’il est très difficile pour le Parti conservateur du Québec de faire parler de lui dans les médias de masse au Québec (et pourtant, on travaille fort). Mais surtout, parce que de 2012 jusqu’à cette année, jamais une association de circonscription fédérale conservatrice n’a officiellement donné son appui au PCQ ni aidé le candidat conservateur lors d’une élection générale ou partielle au Québec. On appuyait plutôt le candidat libéral, et à quelques endroits c’est la CAQ qui a fait le plein d’organisateurs conservateurs en 2014, témoignage d’un ami du Centre-du-Québec à l’appui.

Heureusement, le nouveau chef du PCC Andrew Scheer est un des 5 candidats à la chefferie qui ont promis d’aider notre parti en vertu de l’article 15 des statuts du parti fédéral, et est un des quatre qui ont fait l’effort de venir nous voir à notre congrès tenu les 8 et 9 avril derniers.

Andrew Scheer a gagné. Tiendra-t-il sa promesse?

Je vais vous dire bien franchement, jusqu’à un 5 à 7 tenu l’hiver dernier à Québec, je ne connaissais pas M. Scheer. Ma première impression était bonne, il se débrouillait très bien en français, mais je le trouvais un peu timide et de toute manière je travaillais dans l’équipe de Maxime Bernier. Au congrès du PCQ, ça s’est étrangement gâté : son discours était trop générique, dit avec un ton plus qu’hésitant, sans émotion et avec un débit à peine audible. Je me fichais éperdument de son accent anglais, je le comprenais parfaitement, mais sur ses orientations de campagne j’étais songeuse, qu’avait-il d’autre à nous offrir?

Malaise! Ce fut un turn off total. Mais comme il nous avait réitéré son appui et son aide en congrès, et surtout attendu qu’il a pris la peine de venir nous visiter à un événement officiel capté par Radio-Canada (ce n’est pas rien), j’ai convenu avec mon mari de le mettre dans nos choix sur nos bulletins de vote une fois qu’on les a ramassés dans notre boîte aux lettres.

En fait, les seuls candidats qui ont suivi Bernier sur nos bulletins furent les 3 autres qui, au moment de recevoir nos bulletins (et de le remplir tout de suite!), avaient exprimé leur respect de l’article 15 et leur appui au PCQ. (Chris Alexander, le 5e à nous appuyer, a répondu en retard, nos bulletins étaient déjà à la poste…) Mais nous avons tous les deux mis Scheer en 4e position en raison de ma (très) mauvaise impression qui persistait même un mois après le congrès de mon parti…

… et malheureusement pour lui, on a été sur le bord de ne pas le choisir du tout. C’est qu’après notre congrès, au Québec, plusieurs événements se sont produits et qui m’ont fait DÉTESTER ce candidat de la Saskatchewan, à tort ou à raison :

  1. Les militants des Amis de la gestion de l’offre et de l’Union des producteurs agricoles, qui ont vendu des cartes de membres par milliers, ont donné comme directive officielle une liste de choix qui incluait Andrew Scheer. Zut!
  2. Les 4 députés québécois qui ont appuyé Scheer, dont le mien (Pierre Paul-Hus), n’ont eu comme argument de soutien que ces phrases creuses, et désolée Pierre, ce sont des phrases très creuses: C’est un homme rassembleur, C’est un joueur d’équipe, C’est le seul qui peut vraiment battre Justin Trudeau, C’est un homme de cœur, Il ne cherche pas la division… C’est tout??? Je m’excuse, ce n’est pas suffisant pour me convaincre de voter pour lui, au contraire, je regrettais mon 4e choix! Quelle horreur! Pierre, tu m’as mal vendu ton candidat, BORDEL DE MERDE!
  3. Certains membres de l’équipe de Maxime Bernier ont été très critiques envers l’organisateur d’Andrew Scheer. Je vous ferai grâce des détails et des manœuvres douteuses dudit organisateur, parce que la course est terminée. Ça n’avait rien pour me donner le goût de travailler avec lui en tout cas… Saperlipopette!
  4. Le mouvement pro-vie s’est invité à la course à cause de deux candidats qui s’affichent ouvertement anti-avortement : Pierre Lemieux et Brad Trost. Rapidement, j’ai compris que les partisans de MM. Lemieux et Trost ne mettraient pas Maxime Bernier dans leurs autres choix. Et les deux candidats sont allés chercher ensemble 15,73% au premier tour. Flûte!!!

Au lendemain de la victoire, j’ai donc eu un énorme malaise. Malaise que je n’aurais probablement pas eu si on avait plutôt couronné Kellie Leitch (je savais où elle allait, et son orientation identitaire) ou Erin O’Toole – parce que Gérard Deltell a fait sa job, c’est-à-dire qu’il avait donné de bien meilleurs arguments pour défendre son choix que son collègue de Charlesbourg-Haute-Saint-Charles pour Scheer. En clair, ça part mal… La phrase « Rassurez-moi, quelqu’un! » était sur mes lèvres durant des heures.

Photo: CBC

Mais lundi dernier, à sa première journée en chambre à titre de chef de l’Opposition officielle de Sa Majesté, j’étais surprise de savoir que mon chef conservateur a d’abord été attaqué parce qu’il défend la… liberté d’expression. PARDON?? Le gouvernement Trudeau qui se veut transparent et ouvert crache sur un méchant conservateur qui dénonce la censure? Ben coudon’! Ensuite, sur Twitter j’ai vu qu’Andrew Scheer, contrairement au premier ministre Trudeau, dénonce la persécution des chrétiens au Moyen-Orient. Enfin, quelqu’un qui identifie cet enjeu majeur! Et finalement, en scrutant l’actualité du côté du Canada anglais (vilaine!), on me l’a plutôt présenté comme un homme… de droite économique. Surprise!

Il ne serait donc pas un Red Tory? Ben coudon’! Concernant sa visite pénible au congrès du PCQ, nous pouvons maintenant blâmer la fatigue ou juste une contre-performance de la part de M. Scheer. Ou encore son équipe de campagne ne l’avait pas correctement informé qu’il visitait des gens de droite bien assumés qu’on n’a pas besoin de convaincre et qui militent pour la réduction de la taille de l’État, et non un brunch des Chevaliers de Colomb de Charlesbourg. Aurait-il tenu le même discours s’il se savait en terrain ami? Est-ce mon député (qui l’accompagnait) qui avait peur que certains éléments de la plate-forme d’Andrew Scheer ne plaisent pas aux militants conservateurs provinciaux?

Il me reste donc à espérer que M. Scheer, à qui j’ai choisi de me rallier à 100% malgré mes émotions encore à fleur de peau, honorera sa promesse d’appuyer les Conservateurs du Québec, comme son parti appuie les formations conservatrices ou progressistes-conservatrices d’autres provinces canadiennes. On a, au parti, un bénévole qui en fait un projet personnel parce qu’il a travaillé pour lui lors de la course. Et qui le connaît beaucoup mieux que la plupart des militants conservateurs du Québec.

Et surtout, je souhaite ardemment que le Parti conservateur du Canada ne sorte pas trop amoché de cette course à la chefferie à moyen terme, même si dans l’immédiat, plusieurs de mes amis ont pété leur coche sur Facebook et déchiré leur carte de membre. Faute de connaître l’homme, plusieurs (à la radio) l’ont accusé d’être un Red Tory et même accusé ses collègues du Québec de trahison! Mais aujourd’hui j’en doute si je me fie à sa première journée, enfin, Dieu seul le sait…

En passant, je comprends parfaitement la réaction de mes amis, ce n’est jamais drôle de perdre, à moi aussi ç’a fait quelque chose de voir mon favori se faire doubler par même pas 2%, un score quasi identique à celui du référendum de 1995 sur la souveraineté du Québec.

Que donnerait un appui au PCQ par les Conservateurs du Canada et leur chef? Je sais, tous les organisateurs et bénévoles de la machine libérale provinciale ne suivront pas forcément, mais ça pourrait avoir un impact positif sur le vote, le membership et peut-être le choix de certains militants de longue date d’aller ailleurs aux prochaines élections en raison du choix qui s’offre désormais à eux. Et sur les médias, SVP!!!

C’est mon souhait, en tout cas si vous militez présentement pour les Libéraux, que vous vous remettez en question et que ça vous intéresse de m’aider dans ma campagne dans Jean-Lesage et grossir mon équipe (oui, j’en ai une!), vous n’avez qu’à me contacter. Je ne mords pas!

Lettre à Sylvain Bouchard (animateur radio)

J’abandonne la partie avec toi, Butch!

Ce matin encore tu réclames une révolution tranquille dans l’appareil gouvernemental, je t’ai entendu à la radio, dans mon auto, en me rendant au travail.

Tu veux une révolution du bon sens, tu sors des idées de droite, tu le fais souvent, aujourd’hui encore ton écoeurantite aiguë se manifeste. C’est correct, je te comprends parce que je partage ton indignation. Mais une fois arrivé aux élections tu sors le ANYBODY BUT PQ et tu votes Libéral, c’est-à-dire pour le parti le plus STATU QUO au Québec. Comment peut-on croire que tu vas finir par allumer et te tourner vers des gens prêts à faire ce que tu veux?

J’ai beau te répéter que le Parti conservateur du Québec a un programme qui correspond beaucoup à tes valeurs, ou bien tu l’ignores, ou bien tu continues de prétendre que la CAQ fera la job alors que le parti de François Legault prône les mêmes recettes que les gouvernements des 40 dernières années, donc on va oublier ça même avec M. Legault.

Alors, plutôt que de vouloir réinventer la roue, pour une dernière fois je t’invite à visiter le site Web du parti au www.pcquebec.ca et à inviter Adrien Pouliot RÉGULIÈREMENT en entrevue, en espérant qu’un jour tu réaliseras que si tu attends la vague au lieu de la faire, il ne se passera rien.

Désolée de le dire, salutations.

Adrien Pouliot, chef du Parti conservateur du Québec.

Cool! On aura une vraie élection à Québec cet automne!

Je désire lever mon chapeau à Jean-François Gosselin, qui a accepté d’en découdre avec Régis Labeaume cet automne. Non seulement il aura mon vote, mais il pourra compter sur les quelques heures libres que je pourrai consacrer au bénévolat pour lui donner un coup de main.

Bonne campagne!

Des invités spéciaux au congrès national du Parti conservateur du Québec!

Occasion unique!

Vous êtes indécis quant au choix du prochain chef du PCC? Vous avez des questions sur leurs politiques en matière de contrôle des armes à feu? D’immigration? De subventions aux entreprises? De gestion de l’offre?

En plus du programme régulier du congrès du Parti conservateur du Québec, vous pourrez rencontrer 4 candidats à la course à la chefferie du PCC dans un seul et même événement!

Inscrivez-vous dès aujourd’hui!

4 candidats à la chefferie du PCC qui appuient le Parti conservateur du Québec conformément à l’article 15 des status du parti fédéral.

Combien nous coûte l’assurance souveraineté?

Tranche de vie d’une militante conservatrice qui travaille fort pour ramener un parti conservateur provincial à l’Assemblée nationale du Québec.

Le nombre de Québécois d’accord avec la nécessité d’un sérieux coup de barre aux finances publiques et en gouvernance est très fort, mais parmi ces Québécois, combien sont déterminés à voter encore pour le Parti libéral du Québec par crainte de l’indépendance du Québec? Beaucoup. Beaucoup trop.

Et pourtant, Jean-François Lisée a été élu chef du Parti québécois sur la promesse de ne pas tenir de référendum lors d’un premier mandat. Pis que ça, l’ancien premier ministre du Québec Bernard Landry, lui, évoque un troisième mandat, donc il faudrait que le gouvernement soit péquiste pour 12 ans consécutifs avant d’espérer la tenue d’un référendum! L’option souverainiste est en fin de vie, et des amis à moi sont formels, on ne reverra pas le PQ au pouvoir de sitôt. Et même Jacques Brassard est convaincu que le Bloc Québécois est en fin de vie à Ottawa!

Autrement dit, rien à craindre. Mais pourquoi encore cette peur d’un référendum, qui serait de toute manière perdant? Pourquoi, en 2017, des gens de tous âges assimilent toujours la réélection du Parti Libéral au maintien de l’intégrité du Canada?

Il faut remonter aussi loin qu’aux années 1970. Robert Bourassa était premier ministre depuis 1970 et détenait une majorité inégalée (102 sièges sur 110!) à l’Assemblée nationale, mais il accumulait les scandales et difficultés comme la loi 22, les grèves, les problèmes à la Baie James, les coûts des Jeux olympiques de Montréal prévus pour 1976 qui explosaient. Et le Parti Québécois de René Lévesque a adopté une résolution pour que le Québec décide de sa souveraineté par référendum. Sans parler de sa montée en popularité chez beaucoup de baby boomers québécois, alors dans la vingtaine ou jeune trentaine!!

Un historien (Denis Anger) a confirmé à la radio que Robert Bourassa, conscient de la crainte de sa clientèle traditionnelle de l’élection possible d’un gouvernement souverainiste, a cherché à prendre les péquistes de court d’abord en déclenchant une élection anticipée en 1976 et non en 1977, et ensuite en essayant de capitaliser sur la peur d’une référendum. En effet, il a fait sa campagne en demandant aux gens d’oublier les scandales et de le choisir comme la garantie contre l’indépendance du Québec. Rien de moins! Traduction : Si vous êtes contre la souveraineté du Québec, votez libéral. Ou si vous préférez : okay, on n’a pas été corrects mais au moins, nous on ne brisera pas le Canada… Mais non, l’usure du pouvoir et l’enthousiasme d’une jeune génération l’ont emporté sur la peur du référendum. Mais la peur du référendum n’a jamais péri, même après deux échecs en 1980 et en 1995.

Quelles ont été les conséquences de l’élection du PQ en 1976 dans le paysage politique?

  • C’est la fin de l’Union nationale.
  • Idem pour le Ralliement créditiste. Camil Samson passe au Parti libéral en 1980.
  • Le choix électoral se fait désormais entre le Parti Québécois et le Parti libéral du Québec.
  • La « question nationale » reste un enjeu électoral – en anglais on appelle ça la Wedge Politics – même 20 ans après l’échec du référendum de 1995, mettant de côté beaucoup (trop) d’enjeux plus prioritaires.
  • Le Parti libéral du Québec s’est totalement dénaturé, et compte des gens de tous les horizons dont le seul point en commun est qu’ils ne veulent pas de l’indépendance du Québec, et qui sans la persistance de la question nationale militeraient assurément pour d’autres partis :
    • Écologistes
    • Organisations patronales
    • Groupes de pression
    • Gens d’affaires
    • Représentants d’OSBL
    • Économistes, libertariens (par exemple Martin Coiteux, mais que fait-il au Parti libéral???)
    • Gens de la classe moyenne (Véronyque Tremblay)
    • Étudiants, jeunes adultes de droite
    • Membres du Parti conservateur du Canada

Des gens de gauche qui devraient à l’heure actuelle reconstruire le Nouveau Parti démocratique du Québec (NPD), des gens de droite qui seraient davantage à leur place au Parti conservateur du Québec (à propos, notre congrès commence le 8 avril!), des verts qui auraient intérêt à aller rejoindre Alex Tyrrell au Parti vert du Québec. Mais non, ils sont tous au Parti libéral du Québec! Dans les années 1980 j’aurais compris, le Parti Québécois étant devenu une coalition semblable de gens dont le point commun est l’accession du Québec à son indépendance. Mais aujourd’hui? Je me pose la question.

Je pense particulièrement aux jeunes libéraux. Leurs congrès sont dynamiques, ils ont de belles propositions, ils veulent sincèrement changer le Québec et remettre beaucoup de choses en question. Ils veulent amener la barque au 21e siècle, par exemple en faisant récemment la promotion de la privatisation de la SAQ et de l’économie du partage (Uber)… des propositions toutes rejetées par leurs pairs au pouvoir. Quelle gifle dans le visage de gens qui votent libéral, qui veulent inflitrer le pouvoir pour changer les choses! À leur place, voilà longtemps que je mettrais la clé dans la porte… mais ces jeunes restent au PLQ aussi!! Pourquoi? Expliquez-moi, quelqu’un! Pas capable de trouver une explication autre que la crainte du référendum qui a survécu à l’épreuve du temps, mais qui n’a plus lieu d’être.

Je sais par contre que notre système parlementaire de type britannique, dont nous élisons nos représentants selon le monde uninominal à un tour, a malheureusement tendance à limiter les ailes parlementaires à deux partis dominants, sans toutefois empêcher des indépendants et plus petits partis à avoir des députés qui siègent avec budget et temps de parole limités. Avec le temps s’est installé ce qu’on appelle en anglais le big tent politics. Les péquistes et libéraux sont devenus avec le temps deux grandes tentes où évoluent les gens, on est devenu un système binaire ou bipartite. Avec le résultat suivant :

  • Les jeunes, les gens à faible revenu, les nationalistes de tout acabit, les enseignants, les syndicats, les indépendantistes de la première heure, beaucoup de fonctionnaire et d’autres amateurs de la langue française se sont ralliés au Parti Québécois.
  • Les immigrants (qui se considèrent plus canadiens que québécois), les anglophones, les gens d’affaires, les fédéralistes et ceux qui craignent un autre référendum se sont ralliés au Parti libéral.

Heureusement, cette distinction a été fortement entamée au tournant du millénaire. En effet, l’arrivée de l’Action démocratique du Québec a introduit la «troisième voix» à l’Assemblée nationale en 2007, et depuis ce temps l’existence de trois ailes parlementaires reconnues (12 députés et plus), les bulletins de vote longs comme le bras tant il existe de partis au Québec et des majorités plus faibles du parti au pouvoir sont la nouvelle norme…

Bulletin de vote dans la circonscription de Taschereau, le 7 avril 2014. Fière d’y voir mon nom!

Mais malgré ce changement majeur il y a encore des milliers et des milliers de citoyens qui continuent de penser binaire, soit selon la formule PQ-PLQ, et de (re)jouer le Wedge Politics des années 1970 alors que nos écoles sont délabrées, notre système de santé ne répond plus à la demande avec toutes ces listes d’attentes et patients sans médecin de famille, nos entreprises sont étouffées par trop de réglementation et d’impôts, nos routes sont dans un état pitoyable et le trafic est devenu insoutenable aux heures de pointes à Québec…

Pourquoi? Je me le demande, car j’ai fait quelques calculs et des recherches, et voici ce que nous coûte cette assurance souveraineté :

  • L’aberration des conseils d’agglomération à la suite des défusions municipales, sans parler du coût réel des défusions
  • La taxe sur la masse salariale (FSS) qui est la plus élevée au Canada
  • La loi sur les véhicules à zéro émission, qui fera augmenter le prix des véhicules à essence partout au Québec
  • Hausse continuelle des dépenses de l’État – contrairement à ce que me disent et répètent plusieurs militants libéraux et d’autres citoyens qui ont une peur bleue d’un 3e référendum, le gouvernement libéral n’a jamais réussi à RÉDUIRE les dépenses publiques, bien qu’il ait tout au plus réussi à ne pas trop les augmenter.

…voilà tout ce qu’a coûté aux contribuables de maintenir au pouvoir le Parti libéral du Québec. Et c’est sans compter les nombreux scandales et autres aberrations qui ont plombé l’ère libérale (qui n’a été interrompue que par une parenthèse péquiste de 18 mois en 2012-2014) des 14 dernières années.

Quelques scandales de l’ère Charest:

  • Nomination des juges (commission Bastarache)
  • Tableaux blancs interactifs
  • Commission Charbonneau
  • Garderies : attribution de places à des grands donateurs du PLQ
  • Le Plan Nord qui n’a pas marché
  • Les éoliennes (un cheval de bataille de notre chef Adrien Pouliot)
  • La SIQ
  • Et combien d’autres…

Quelques scandales de l’ère Couillard :

  • Arthur Porter
  • Écoute électronique de journalistes
  • Les ennuis de Sam Hamad
  • L’influence de Marc Yvan Côté
  • Le train électrique (REM)
  • Histoire de mœurs : Gerry Sklavounos, Pierre Paradis
  • Les problèmes à Transports Québec (démotion de Robert Poëti, la sous-ministre Dominique Savoie)
  • Poursuite du projet de cimenterie à Port-Daniel
  • L’acharnement sur Pétrolia et Junex suivant la grande conversion verte de M. Couillard à la COP21, alors qu’ils veulent juste explorer le potentiel pétrolier sur l’île d’Anticosti
  • …et il reste encore un an et demi!

Tout cela, parce qu’on a peur d’un référendum…

Difficile à croire, en effet, qu’autant de citoyens acceptent tout cela comme un mal nécessaire pour écarter la menace souverainiste. Comme prime d’assurance, je trouve que c’est (trop) cher payé.

Cela dit, si les Québécois veulent malgré tout garder le PQ hors d’état de nuire, même si cela dépasse toute rationalité, même si c’est contre toute logique, même si c’est garanti qu’il nous en coûtera encore plus cher, soit! Ce sera leur choix. Par contre, je m’adresse à ceux qui sont plus ouverts, ou à la rigueur moins effrayés: bonne nouvelle, depuis 2012 il est possible de magasiner votre assurance souveraineté!!

Oui, oui, vous avez bien lu, vous n’êtes plus obligé de voter libéral en vous pinçant le nez, car le PLQ n’a plus le monopole comme parti fédéraliste depuis 2012, soit l’année où le Parti conservateur du Québec a présenté ses premiers candidats en élections partielles et générales. N’écoutez pas ceux qui répètent le contraire, le PLQ n’est plus le seul parti fédéraliste au Québec.

Mais alors, qui d’autre est fédéraliste, la CAQ? Non, le parti de François Legault désire le vote des fédéralistes, et compte dans sa députation des fédéralistes, mais depuis sa création en 2012 jamais nous n’avons eu le moindre indice sur son orientation réelle. Le Parti conservateur du Québec, lui, est fédéraliste, et nous n’avons pas peur de le dire!! Un seul député conservateur qui siègera à l’Assemblée nationale brisera définitivement ce monopole malsain, et cette tendance au bipartisme.

Et mieux que ça : le parti d’Adrien Pouliot est tout neuf. Même si le nom conservateur n’est pas nouveau dans notre histoire parlementaire, le parti en lui-même, qui est revenu dans le paysage politique il y a environ 5 ans, n’a pas encore gouverné le Québec. Donc, où sont les scandales? Je sais, dès que nous aurons complété un ou deux mandats, il est possible que certains squelettes sortent du placard, le pouvoir apporte son lot de bêtises et problèmes. Et encore mieux, le programme des Conservateurs du Québec vise à diminuer la taille de l’État, simplifier la bureaucratie, baisser les taxes et impôts et redonner plus de liberté aux citoyens. Attendu que pour beaucoup de monde, la menace souverainiste est à ce point terrible, pourquoi donc ne pas faire d’une pierre deux coups en 2018 en sortant les Libéraux du pouvoir tout en élisant à sa place un autre parti fédéraliste?

Je vous invite donc à en savoir plus sur notre fantastique équipe. Mais surtout, je vous exhorte à réfléchir sur les dernières années en politique, voir à vous ouvrir un peu plus sur les vrais enjeux, qui sont à des années-lumière de la politique des années 1970-80. Je vous suggère, enfin, de faire le tour des programmes de tous les partis politiques afin de vous faire une tête, vous pourriez être surpris de l’offre de certaines formations.

Et s’il vous plaît, en 2018, prenez le temps de bien écouter les messages des partis, suivre les campagnes des chefs et de piquer un brin de jasette avec les candidats qui viendront frapper à votre porte, afin de baser votre vote sur autre chose que la sempiternelle question nationale, et surtout de faire votre choix entre plusieurs partis, pas juste deux. Par exemple, si vous avez à cœur la qualité de l’enseignement primaire et secondaires pour vos enfants, votez pour le parti qui promet des actions et orientations qui répondent à vos besoins. De toute manière, soyez-en assurés, la seule personne qui sera vraiment intéressée à parler de référendum au cours de la prochaine campagne électorale sera Philippe Couillard.