Starbucks, vous me faites rire!

Le «Virtue Signaling» à son meilleur!

Starbucks veut démontrer qu’il est un bon citoyen corporatif en interdisant les pailles de plastique, ce qui d’après plusieurs comme Adriana Cohen ne donne aucun résultat et relève d’un manque d’information. James Woods, un homme que je suis sur Twitter, vient de nous montrer la solution de remplacement: des pailles en carton… emballées dans du plastique!

Vraiment, vous me faites rire! Vous n’êtes pas près de sortir de ma blacklist, les amis!

Petit saut au municipal: activité financement de Québec 21

Photo: Québec21 

Je profite de ces dernières minutes d’avant-campagne pour vous inviter. Nous sommes en mode financement au parti Québec 21 et déjà nous avons une première activité de financement, le 25 octobre prochain à 17h30, à l’Hôtel Plaza.

Je dois trouver au moins 10 personnes pour faire un don au parti. Si vous désirez participer à l’activité, le montant maximal à donner est de 100$, ce qui après retour d’impôt reviendra à 22,50$ au final. Cela donnera droit à un billet pour la soirée!

Comment faire un don?

Par Internet: monelection.org (choisissez mon nom, Anne DeBlois, comme solliciteur, mon certificat est en règle jusqu’au 31 décembre 2018)

En personne: prenez contact avec moi, je me déplacerai chez vous

Vous pourrez également en profiter pour acheter votre carte de membre du parti, par contribution volontaire (maximum 25$)

En espérant vous rencontrer sur place.

 

Oui, la ville se porterait mieux avec Jean-François Gosselin comme maire!

D’accord, le chef de l’opposition n’est pas le plus volubile, le plus charismatique, le plus expressif, et ce n’est pas le meilleur orateur. Ses premières interventions comme chef de l’opposition officielle ne passeront certes pas à l’histoire, il était tout nouveau sur la glace et devait patiner

Jean-François Gosselin n’est pas parfait, il s’exprime pas toujours avec prestance et n’a pas le sens de la clip, mais au moins, je suis certaine qu’il n’aurait jamais fait affaire avec un escroc comme Clothaire Rapaille…

Je suis certaine qu’il n’aurait jamais accepté l’idée du «coffre-fort virtuel»…

Je suis certaine que la rue Maguire serait encore en santé…

Je suis certaine qu’il n’y aurait jamais eu des petits bus électriques poussés par les passagers…

Je suis certaine que le déneigement aurait été meilleur cet hiver…

Je suis certaine que les voyages des membres du conseil municipal seraient moins fréquents, et surtout moins dispendieux…

Je suis certaine que la ville de Québec travaillerait main dans la main avec Lévis, au lieu de chercher à vampiriser les fonds publics pour tenter de faire disparaître Lévis derrière un écran de fumée…

Je suis certaine que les séances de conseil de ville se feraient dans le respect, tant envers les autres conseillers (y compris l’opposition) qu’envers les citoyens qui viennent s’exprimer au micro…

Je suis certaine que les relations seraient meilleures avec les municipalités de la Couronne Nord (Sainte-Brigitte-de-Laval, Lac-Beauport, Stoneham-et-Tewkesbury)…

Je suis certaine que la rue Dalhousie n’aurait pas été amputée d’une voie pour faire passer les vélos…

Je suis certaine que le Marché du Vieux-Port resterait là où il est…

Je suis certaine qu’au lieu de présenter un projet de tramway qui enlèverait 1130 espaces de stationnement, qui éliminerait définitivement plus de 40 kilomètres de voies de circulation automobile et qui exproprierait des immeubles dans le Vieux-Limoilou, le RTC serait déjà au travail pour mettre sur pied les lignes Métrobus qui manquent cruellement pour desservir des secteurs qui en ont grandement besoin dont l’aéroport…

Je suis certaine que Justin Trudeau aurait eu affaire à plus de réserves de son interlocuteur sur l’argent du fédéral à investir en infrastructures lors de sa dernière visite à Québec…

Et quoi d’autre encore…

En attendant, je salue le courage de M. Gosselin, qui occupe le siège le plus inconfortable de l’hôtel de ville présentement. Inconfortable, certes pas pour les fesses, mais un siège ingrat qui peut faire la différence entre un maire en attente et un retour en politique raté. Le rôle de l’opposition, dans notre système parlementaire britannique, est tellement incompris, mais pourtant il est essentiel — comme en fait foi le titre sans équivoque de chef de l’opposition de Sa Majesté attribué à Andrew Scheer à la Chambre des communes. C’est un devoir social de questionner l’administration en place, d’exiger plus de transparence, de dénoncer les travers, de poser les bonnes questions. Et pourtant, on a le jugement facile. Si le chef de l’opposition ne questionne pas suffisamment l’administration, on l’accuse d’être de connivence, et en même temps s’il pose trop de questions, il passe pour le pire chialeux…

Il est clair que Régis Labeaume ne supporte pas l’opposition, mais malgré tout Jean-François Gosselin a le courage de l’affronter à chacune des séances du conseil, il n’a pas peur de le questionner sur son administration, et cela en dépit de ses répliques qui ne sont que ad hominem, voire ad personam, bref, inacceptables.

Vivement les prochaines municipales. Je compte les jours.

Capture d’écran, mars 2018 (séance du conseil captée par MAtv Québec, date inconnue).

Projet de transport structurant: impact majeur dans Jean-Lesage

Je suis originaire de Limoilou, j’y ai passé ma petite enfance. Je viens juste de prendre connaissance des informations sur les 425 espaces de stationnement retranchés pour faire passer les lignes de tramway et de trambus prévues dans mon quartier natal dans le cadre du projet de réseau structurant présentement étudié en comité plénier à l’hôtel de ville de Québec. Et je crains sérieusement pour l’avenir et la sécurité des quartiers Vieux-Limoilou et Maizerets, que traverseront les deux lignes et qui seront directement touchés.

La ligne de tramway supprimera 224 places de stationnement sur la 1re Avenue et imposera le sens unique dans une partie de cette artère importante, et la ligne de trambus retranchera 59 places sur le boulevard des Capucins, 50 places sur le chemin de la Canardière et 92 places sur le boulevard Sainte-Anne. C’est beaucoup juste dans Limoilou, où va-t-on pouvoir garer notre voiture?

Comme Adrien Pouliot l’a soulevé sur les ondes radio, je considère que la priorité doit être le troisième lien. Non seulement les lignes de tramway et de trambus retrancheront assez d’espaces de stationnement pour affecter les commerces de Limoilou au point d’en contraindre plusieurs à fermer leurs portes, mais il ne règlera aucunement les problèmes de circulation à la tête des ponts. Pire encore, en plus d’un sens unique sur la 1re Avenue qui affectera grandement la circulation dans le secteur, un tramway qui roule à haute vitesse pourrait représenter un danger pour les piétons et les cyclistes qui se déplacent à proximité de l’Hôpital Saint-François-d’Assise, du Patro Roc-Amadour et des commerces du secteur. Et si je me fie à la situation de l’avenue Maguire suivant la mise en place de parcomètres, pour moi c’est clair que si les citoyens ne peuvent trouver de stationnement près des commerces du Vieux-Limoilou, ils iront faire leurs emplettes et casser la croûte ailleurs en ville.

Outre cette importante perte d’espaces de stationnement, je suis scandalisée par les coûts astronomiques du projet, c’est pourquoi je considère plus importante que jamais la tenue d’un référendum à la grandeur de la ville de Québec afin que le projet puisse avoir toute la légitimité requise pour aller de l’avant.

Un tel exercice démocratique est d’autant plus important que le maire Régis Labeaume n’a pas dit un mot sur le projet en campagne électorale, encore moins sur l’ampleur du retrait de voies de circulation, les espaces de stationnement retranchés et les expropriations possibles; pire encore il se disait contre le tramway. Dans un tel contexte, seul un OUI majoritaire de ses citoyens lui donnerait le mandat clair dont il a besoin.

Pourquoi je suis contre le tramway

Le projet de transport « structurant » proposé par le maire Régis Labeaume, qui plus est appuyé par le premier ministre Philippe Couillard, est une aberration digne du 19e siècle. Les usagers de la Rive-Sud restent sur leur faim et devront continuer de prendre leur voiture, traverser l’un des seuls ponts disponibles et se trouver un stationnement pour prendre le tramway. Pourquoi le feraient-ils alors qu’ils n’ont qu’à emmener leur voiture jusqu’au travail directement?

Il est vrai qu’il y a beaucoup d’autobus sur les boulevards René-Lévesque et Laurier, et qu’un transport offrant un plus gros volume et qui n’arrête pas à chaque intersection serait avantageux. Toutefois, des autobus autonomes avec un chauffeur dans le premier bus du convoi – ou plus de Métrobus tels qu’on les connaît – pourraient rouler sur les routes actuelles pour une fraction du prix, et cela sans avoir à enfant-de-chienniser les automobilistes et camionneurs le temps de tout éventrer les boulevards visés par le projet afin de déplacer le câblage, l’égout et l’aqueduc sous terre. Cette technologie existe déjà et les autobus, le RTC les possède déjà ou peut les commander très rapidement pour répondre à la demande.

Il est vrai qu’une voie, voire une route complète dédiée au transport en commun (autobus ou tramway) serait un atout majeur et cette infrastructure est-ouest qui desservirait à la fois la basse-ville et la haute-ville vaut la peine d’être envisagée, mais l’utilisation d’autobus permettrait aux usagers de continuer leur trajet au-delà d’un tramway sans être obligés de changer de véhicule en chemin.

La dépense la plus onéreuse, c’est le tunnel sous le quartier Saint-Jean-Baptiste alors qu’il existe déjà un tunnel à demi construit sous l’avenue Honoré-Mercier – là où devaient se rendre les fameuses bretelles de l’autoroute Dufferin-Montmorency récemment démolies. Rien n’explique l’entêtement du maire de Québec à vouloir un nouveau tunnel juste à côté, ce qui fera monter la facture inutilement. Un tunnel sous Honoré-Mercier permettrait une station à la Colline parlementaire beaucoup plus facilement. Et je ne vous ai pas parlé du second tunnel qui desservira le Phare et la tête des ponts pour se rendre jusqu’à Cap-Rouge…

De plus, je suis sûre que la population de Québec n’est pas dupe : avancer que tout ne coûtera que 3 milliards de dollars, que tout sera prêt en 2026 et que le coût d’entretien des infrastructures n’aura pas d’impact sur les taxes résidentielles et commerciales en ville – afin de garder l’augmentation desdites taxes au taux d’inflation seulement, a répété le maire Labeaume – n’est pas réaliste du tout.

Qui nous garantit que le forage pour creuser les deux tunnels se fera facilement alors que le Cap-Diamant a ses difficultés et pourrait causer bien des maux de tête? Qui dit que certains édifices, au-dessus, seront capables de supporter le forage sans s’affaisser ou à la limite craquer? Qu’on ne retrouvera pas de couleuvres brunes ou de rainettes faux-grillons sur le chemin de la ligne de tramway ou de SRB 2.0 (puisqu’il s’agit de ça)? Et que tout sera fini en 2026 comme prévu? Je crois qu’au contraire, les coûts exploseront pour atteindre au minimum les 15 milliards de dollars, que l’échéancier sera repoussé à plusieurs reprises et qu’au moment où on inaugurera enfin les lignes de tramway et de trambus les véhicules autonomes et d’autres technologies de notre époque seront déjà bien implantées…

Je vous prie de m’excuser pour mon cynisme, mais lorsqu’une femme aguerrie et qui a vu neiger comme Myriam Ségal croit qu’il s’agit davantage d’un projet immobilier que d’un service améliorer de transport collectif d’un côté et que les plus fervents défenseurs du projet ne semblent pas réaliser que le groupe Dallaire bénéficiera énormément de la plus value immobilière une fois les infrastructures en place, on est en droit de s’interroger sur l’intention réelle du maire Régis Labeaume, et les motivations du premier ministre Philippe Couillard lorsqu’il a avalisé le projet et repoussé le 3e lien sur la voie de service.

J’irais même plus loin, je trouve déplorable qu’on n’ait rien prévu pour la Rive-Sud. Que le premier ministre du Québec répète en point de presse que le projet de tramway et le 3e lien seront faits en même temps alors qu’il est évident qu’on a tenté de noyer le poisson avant Noël – pour ne pas dire qu’on a trahi Sam Hamad, qui avait promis qu’on saurait où on s’en va pour le 3e lien avant la prochaine élection, qui aura lieu dans moins de 7 mois – me préoccupe beaucoup d’autant plus que le pont de Québec est en fin de vie utile et que nous ne pouvons plus tolérer quelque fermeture que ce soit du pont Pierre-Laporte. Il aurait plutôt fallu que M. Couillard rassure le maire de Québec en lui disant qu’il est essentiel de préparer d’abord les plans et devis du nouveau pont ou tunnel le plus tôt possible pour confirmer comment se fera l’interconnexion, et qu’ensuite il avaliserait le tramway, car en plus d’offrir l’espace requis pour faire passer une ligne de tramway semblable à la ligne jaune du métro de Montréal entre la station Berri-UQAM et Longueuil on règlerait enfin l’épineux manque de tolérance de panne entre Québec et Lévis. En effet, par le seul projet de réseau structurant annoncé et destiné à être traité en priorité, ce sera la catastrophe si le seul lien entre Québec et Lévis utilisable par les véhicules lourds doit être fermé pendant plus de 24 heures.

Et finalement, n’est-il pas surprenant que le projet proposé vendredi passe exactement là où les abribus tempérés ont été construits à très fort prix, comme si ce projet était en marche depuis belle lurette alors que, selon nos élus, rien n’était préparé, et pis encore Régis Labeaume a passé toute la campagne électorale à s’opposer farouchement à un tramway et à répéter que le SRB était mort?

C’est pourquoi, attendu que le Parti conservateur du Québec s’est positionné contre le projet de transport structurant dès le samedi 17 mars 2018, avant que la CAQ se commette enfin (au moment d’écrire ces lignes les nouvelles sont que François Legault doit se prononcer lundi), si je suis élue en tant que la première députée conservatrice de Jean-Lesage le 1er octobre prochain, je m’engage à tout faire pour annuler le projet de tramway tel que proposé actuellement. C’est pour moi un projet qui n’améliorera pas les services et n’incitera pas les automobilistes à laisser leur véhicule à la maison quoi qu’en disent les experts et les défenseurs du transport collectif.

Le vote stratégique au Québec

Le vote stratégique, définition

Un électeur: je ne demande rien à François Legault, il faut sortir les Libéraux !!

Le même électeur il y a 4 ans (2014): je ne demande rien à Philippe Couillard, il faut sortir le PQ !!

Et dans 4 ans, ce sera: je ne demande rien à Adrien Pouliot, il faut sortir la CAQ !!

Tant qu’à voter un jour pour les Conservateurs (comme le «promet» un homme de la circonscription de Jean-Lesage, où je veux me présenter comme députée cet automne), pourquoi ne pas le faire cette année? Au moins les quelques députés auraient accès aux médias, ce qui est loin d’être le cas ces jours-ci.

Un député conservateur à Québec c’est bien, deux c’est mieux!!

Les valeurs de liberté et de responsabilité que nous défendons au Parti conservateur du Québec sont bafouées par nos élus à tous les paliers de gouvernement, et dans tous les domaines de notre vie.

Qu’on regarde la chose du côté des loisirs impliquant une arme à feu, des entrepreneurs et travailleurs autonomes, de la conciliation travail-famille, de la langue d’expression ou de tout autre enjeu, nous avons le choix entre quatre partis politiques qui proposent tous de prendre un peu plus de notre argent pour décider un peu plus à notre place de la façon dont il sera dépensé.
L’année 2017 aura apporté son lot de sujets dans l’actualité, dont certains auront permis de faire résonner nos valeurs profondes auprès de personnes qui ne connaissaient pas notre Parti.

Le 4 mars 2014, la veille du déclenchement de la dernière élection provinciale au Savini avec Adrien Pouliot. Il s’agissait pour nous deux d’une première campagne électorale!

Nous avons notamment appuyé un groupe de femmes qui se sont levées pour faire face au gouvernement contre le projet de loi 143 portant sur les services de garde en milieu familial. Avec notre soutien, ces femmes déterminées ont fait reculer le gouvernement, entre autres sur la question des ratios dans leur service de garde en milieu familial.

Faire reculer un gouvernement sur un projet de loi liberticide n’est pas une mince tâche. Les opposants au registre québécois des armes à feu en savent quelque chose. D’autant plus qu’en tant que Parti n’ayant pas encore d’élus à l’Assemblée nationale, nous n’avons pas accès à la tribune de la presse. Faire entendre notre voix dans les médias tient donc carrément de l’exploit. Qui plus est, nous n’avons pas le budget dont disposent les élus pour embaucher du personnel.

C’est pourquoi nous préparons nos troupes pour la prochaine élection générale qui se tiendra en octobre 2018 avec pour objectif principal de faire élire notre chef dans le comté de Chauveau. Avec un représentant élu à l’Assemblé nationale, la portée de notre travail pour protéger nos libertés sera décuplée.

…mais que diriez-vous d’envoyer un SECOND DÉPUTÉ conservateur à l’Assemblée nationale? Je désire être députée de Jean-Lesage et siéger aux côtés d’Adrien Pouliot pour le seconder dans son travail, et aussi pour donner une voix aux contribuables de Limoilou et d’une partie de Beauport qui se sentent ignorés par nos élus actuels.

Pour que j’y parvienne, j’aurai grand besoin de votre soutien. Il me faut des bénévoles, et de l’argent pour financer ma campagne.

Je vous invite donc personnellement à contribuer via le lien suivant :
http://www.particonservateurquebec.org/faire-un-don

Vous pouvez également devenir membre de notre Parti et avoir votre mot à dire lors de notre prochain conseil général:
http://www.particonservateurquebec.org/devenez-membre

Et pour ceux qui ont du temps à me donner, vous pouvez nous indiquer vos intentions via le lien suivant :
http://www.particonservateurquebec.org/benevoles

Peu importe vos compétences, vos centres d’intérêt ou la quantité de temps que vous avez à nous donner, je vous contacterai  afin de trouver avec vous des tâches qui vous conviendront, selon l’horaire qui vous conviendra, afin de m’aider dans l’atteinte tant de mes objectifs de campagnes que de ceux du parti et de son chef.

Je vous remercie de votre soutien et vous souhaite une bonne continuation de semaine de relâche! Merci, surtout, de passer le mot.

Carte du Directeur général des élections du Québec.

 

Tramway: l’argent d’Ottawa

On n’a pas fini d’entendre parler du tramway à Québec, nonobstant la campagne électorale de l’automne 2017 durant laquelle le maire Régis Labeaume n’a promis que des parcs et s’est moqué du projet de tramway de son adversaire de Démocratie Québec, Anne Guérette, qui y allait à visière levée. Selon des sources bien informées, la majorité des gens qui ont répondu, en porte à porte, qu’ils appuyaient toujours Régis Labeaume, étaient convaincus qu’il n’ira pas de l’avant avec quelque projet de transport lourd que ce soit faute d’avoir l’appui du monde. Au final, 14% des électeurs ont voté pour Mme Guérette, donc à peu près autant de gens en novembre dernier étaient favorables au tramway. Et avant le congé des Fêtes, surprise : projet de tramway sur la table!

Je me demande bien le pourquoi d’un tel – et soudain! – intérêt pour ce moyen de transport, qui fut mis en service à Québec à la fin du 19e siècle et qui a été retiré en 1948. Le plus ironique est que c’était par opposition au tramway que ce même Régis Labeaume s’est présenté à la mairie pour la première fois en 2007… Il est donc assez difficile à suivre, je trouve.

Outre l’ambivalence quasi bipolaire du maire de Québec depuis bientôt 11 ans sur le tramway, il ne faut pas oublier que de l’argent public est impliqué dans l’affaire. M. Labeaume, en débat des chefs, avait dit que la ville de Québec a absolument droit à sa part du programme fédéral des infrastructures et que si on ne faisait rien on n’aurait pas d’argent. La réplique de Jean-François Gosselin fut cinglante : le maire est généreux avec l’argent des autres!!

Personnellement, je suis totalement contre cette façon de gérer. Quémander à tout prix de l’argent des impôts de tous les Canadiens d’un océan à l’autre, pour moi c’est nul comme argument. Si j’étais la mairesse de Québec, je serais prête à me passer des subventions d’Ottawa si on peut fonctionner sans, le reste du Canada ayant pas mal donné en péréquation et en impôts…

Par contre, je ne suis pas idiote à temps plein, je sais que l’acquisition de nouveaux autobus et l’embauche de nouveaux chauffeurs au Réseau de transport de la Capitale coûtent très cher, c’est pourquoi je reconnais que si on a un bon plan de match, profiter d’un programme comme celui des infrastructures (fédéral) serait bien pour améliorer le service dans les quartiers périphériques comme Cap-Rouge, Val-Bélair, Lac-Saint-Charles, Beauport ou Charlesbourg. C’est pour cela que je me demande pourquoi le maire Labeaume n’a pas simplement demandé au premier ministre Justin Trudeau de l’argent pour lesdits autobus, mais qu’à la place il tient tant à tout dé-wrencher le centre-ville de Québec pour y (re)mettre des rails.

Si c’est ce que Myriam Ségal appelle le syndrome du pharaon, comme le Plan Nord pour Jean Charest et l’ambitieux Projet Saint-Laurent que François Legault voudrait léguer aux Québécois, je trouve qu’on y va un peu trop fort avec un tramway. Il y a tant d’autres jalons, moins dispendieux et moins invasifs qu’un tramway, que pourrait nous léguer notre maire comme héritage, comme par exemple : rembourser la dette de la ville, aider à former des conseils de quartier là où il n’y en a pas, régler une fois pour toutes le cas de l’église Saint-Cœur-de-Marie, changer la réglementation municipale pour rendre les rues touristiques plus festives, baisser les taxes commerciales, modifier les cheminées de l’incinérateur pour qu’il cesse de cracher de l’arsenic dès qu’on y brûle du bois traité, enlever les parcomètres sur la rue Maguire, etc.

Si c’est le gouvernement du Québec qui insiste pour recourir à ce mode de transport, quelle qu’en soit la raison, alors que la voiture autonome pourrait très bien être dans le paysage à peu près au même moment que le tramway sera en service, le problème est clairement un manque de vision du côté de nos élus provinciaux. La solution est simple: les élections approchent, c’est le 1er octobre 2018.

Si par contre c’est Justin Trudeau qui a rendu le programme des infrastructures trop restrictif, faisant en sorte que l’achat d’autobus et le salaire de nouveaux chauffeurs ne s’y qualifient pas, alors là, le problème est à Ottawa! Il faudra donc écrire aux députés conservateurs de Québec et Chaudière-Appalaches pour qu’ils fassent quelque chose.