Un FAKE NEWS made in Québec… dans les années 1990!!

Si le silence craque
Pour couper l’hiver en deux
Vous avez tout fait pour ça

C’est bien de votre faute
Si je me souviens de vous

Si le silence tombe
Pour couper l’amour en deux
Vous avez tout fait pour ça
C’est bien de votre faute
Si je me rappelle à vous

Vous m’avez monté un beau grand bateau
Vous m’avez fait de bien grandes vagues

Si le silence passe
Pour couper le monde en deux
Vous avez tout fait pour ça
C’est bien de votre faute
Si je me colle à vous

Si le silence coule
Pour couper le jour en deux
Vous avez tout fait pour ça
C’est bien de votre faute
Si je me parle de vous

Vous m’avez monté un beau grand bateau
Vous m’avez fait de bien grandes vagues

Si le silence rampe
Pour couper la poire en deux
Vous avez tout fait pour ça
C’est bien de votre faute
Si je me moque de vous

Si le silence veille
Pour couper le cœur en deux
Vous avez tout fait pour ça
C’est bien de votre faute
Si je m’éloigne de vous

Vous m’avez monté un beau grand bateau
Vous m’avez fait de bien grandes vagues

Ceci est la chanson «Un beau grand bateau» de Gerry Boulet, un chanteur que j’adore.

J’étais une big fan des Nordiques de Québec, et dans les années 1990, comme tout le monde qui aime le hockey, je me levais la nuit pour haïr Eric Lindros, LE joueur de hockey, celui-là même qui pouvait aider mes Nordiques chéris à remporter la Coupe Stanley, mais qui a brusquement retourné sa veste et refusé de jouer pour l’équipe, allant jusqu’à ne pas porter le gilet de l’équipe qui lui a été donné lorsque sélectionné au repêchage.

Cette saga est devenue politique: ajoutez ça à l’échec de l’accord du Lac Meech et vous avez les conditions gagnantes pour un référendum sur la souveraineté du Québec. Le OUI a failli passer en 1995. Et pourtant, ce n’était que mains baladeuses et commentaires de mononcle

Aucun journaliste n’a osé dire, à l’époque, que Marcel Aubut, président des Nordiques, a fait autre chose que de voler des frites dans l’assiette de Bonnie Lindros, la mère d’Eric, et celle qui gérait ses affaires (elle, et non son mari)… Et pourtant, j’aurais compris et exigé sa démission. Et qui sait, peut-être que l’équipe serait toujours en ville, avec un autre propriétaire, et un Centre Vidéotron construit dans Lebourgneuf.

Aujourd’hui, je sens que je me suis fait monter un beau grand bateau. M. Lindros est vraiment sympathique, il a à coeur la recherche sur les commotions cérébrales dans le sport, il est marié à une Québécoise et son frère a été en immersion française. Il AIME le Québec.

Je suis d’autant plus en colère parce qu’aujourd’hui c’est le président Donald Trump qu’on accuse de faire du Fake News…

Et où qu’il soit, merci de faire le message à la famille Lindros: je vous dois des excuses pour mon ignorance, et pour mes commentaires désobligeants exprimés à votre sujet faute de savoir la vérité.

Photo de Facebook, publiée sur le Huffington Post Québec (12 février 2017)

Patrick Roy: 20 ans déjà… échange complètement débile

Oui, j’aime parler de hockey de temps en temps!

Le temps passe vite en titi: il y a 20 ans aujourd’hui, soit le 2 décembre 1995, dans un match entre les Canadiens et les Red Wings de Detroit, Patrick Roy n’a pas aimé être maintenu sur la glace malgré tous les buts marqués contre lui.

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Il a donc demandé à être échangé à Ronald Corey, qui était président à l’époque. Je me souviens encore de Roy qui passe devant Mario Tremblay, impassible, pour aller s’adresser directement au président… Le lendemain, voici le deal de Réjean Houle, qui était d.g. de l’équipe:

Patrick Roy et Mike Keane échangés à l’Avalanche du Colorado, contre Jocelyn Thibault, Andrei Kovalenko et Martin Rucinsky.

Entre nous, les Canadiens se sont fait avoir pas à peu près!

…et de savoir que cet événement a 20 ans me fait réaliser qu’on ne se voit pas vieillir 😉