Petit saut au municipal: activité financement de Québec 21

Photo: Québec21 

Je profite de ces dernières minutes d’avant-campagne pour vous inviter. Nous sommes en mode financement au parti Québec 21 et déjà nous avons une première activité de financement, le 25 octobre prochain à 17h30, à l’Hôtel Plaza.

Je dois trouver au moins 10 personnes pour faire un don au parti. Si vous désirez participer à l’activité, le montant maximal à donner est de 100$, ce qui après retour d’impôt reviendra à 22,50$ au final. Cela donnera droit à un billet pour la soirée!

Comment faire un don?

Par Internet: monelection.org (choisissez mon nom, Anne DeBlois, comme solliciteur, mon certificat est en règle jusqu’au 31 décembre 2018)

En personne: prenez contact avec moi, je me déplacerai chez vous

Vous pourrez également en profiter pour acheter votre carte de membre du parti, par contribution volontaire (maximum 25$)

En espérant vous rencontrer sur place.

 

Oui, la ville se porterait mieux avec Jean-François Gosselin comme maire!

D’accord, le chef de l’opposition n’est pas le plus volubile, le plus charismatique, le plus expressif, et ce n’est pas le meilleur orateur. Ses premières interventions comme chef de l’opposition officielle ne passeront certes pas à l’histoire, il était tout nouveau sur la glace et devait patiner

Jean-François Gosselin n’est pas parfait, il s’exprime pas toujours avec prestance et n’a pas le sens de la clip, mais au moins, je suis certaine qu’il n’aurait jamais fait affaire avec un escroc comme Clothaire Rapaille…

Je suis certaine qu’il n’aurait jamais accepté l’idée du «coffre-fort virtuel»…

Je suis certaine que la rue Maguire serait encore en santé…

Je suis certaine qu’il n’y aurait jamais eu des petits bus électriques poussés par les passagers…

Je suis certaine que le déneigement aurait été meilleur cet hiver…

Je suis certaine que les voyages des membres du conseil municipal seraient moins fréquents, et surtout moins dispendieux…

Je suis certaine que la ville de Québec travaillerait main dans la main avec Lévis, au lieu de chercher à vampiriser les fonds publics pour tenter de faire disparaître Lévis derrière un écran de fumée…

Je suis certaine que les séances de conseil de ville se feraient dans le respect, tant envers les autres conseillers (y compris l’opposition) qu’envers les citoyens qui viennent s’exprimer au micro…

Je suis certaine que les relations seraient meilleures avec les municipalités de la Couronne Nord (Sainte-Brigitte-de-Laval, Lac-Beauport, Stoneham-et-Tewkesbury)…

Je suis certaine que la rue Dalhousie n’aurait pas été amputée d’une voie pour faire passer les vélos…

Je suis certaine que le Marché du Vieux-Port resterait là où il est…

Je suis certaine qu’au lieu de présenter un projet de tramway qui enlèverait 1130 espaces de stationnement, qui éliminerait définitivement plus de 40 kilomètres de voies de circulation automobile et qui exproprierait des immeubles dans le Vieux-Limoilou, le RTC serait déjà au travail pour mettre sur pied les lignes Métrobus qui manquent cruellement pour desservir des secteurs qui en ont grandement besoin dont l’aéroport…

Je suis certaine que Justin Trudeau aurait eu affaire à plus de réserves de son interlocuteur sur l’argent du fédéral à investir en infrastructures lors de sa dernière visite à Québec…

Et quoi d’autre encore…

En attendant, je salue le courage de M. Gosselin, qui occupe le siège le plus inconfortable de l’hôtel de ville présentement. Inconfortable, certes pas pour les fesses, mais un siège ingrat qui peut faire la différence entre un maire en attente et un retour en politique raté. Le rôle de l’opposition, dans notre système parlementaire britannique, est tellement incompris, mais pourtant il est essentiel — comme en fait foi le titre sans équivoque de chef de l’opposition de Sa Majesté attribué à Andrew Scheer à la Chambre des communes. C’est un devoir social de questionner l’administration en place, d’exiger plus de transparence, de dénoncer les travers, de poser les bonnes questions. Et pourtant, on a le jugement facile. Si le chef de l’opposition ne questionne pas suffisamment l’administration, on l’accuse d’être de connivence, et en même temps s’il pose trop de questions, il passe pour le pire chialeux…

Il est clair que Régis Labeaume ne supporte pas l’opposition, mais malgré tout Jean-François Gosselin a le courage de l’affronter à chacune des séances du conseil, il n’a pas peur de le questionner sur son administration, et cela en dépit de ses répliques qui ne sont que ad hominem, voire ad personam, bref, inacceptables.

Vivement les prochaines municipales. Je compte les jours.

Capture d’écran, mars 2018 (séance du conseil captée par MAtv Québec, date inconnue).

Projet de transport structurant: impact majeur dans Jean-Lesage

Je suis originaire de Limoilou, j’y ai passé ma petite enfance. Je viens juste de prendre connaissance des informations sur les 425 espaces de stationnement retranchés pour faire passer les lignes de tramway et de trambus prévues dans mon quartier natal dans le cadre du projet de réseau structurant présentement étudié en comité plénier à l’hôtel de ville de Québec. Et je crains sérieusement pour l’avenir et la sécurité des quartiers Vieux-Limoilou et Maizerets, que traverseront les deux lignes et qui seront directement touchés.

La ligne de tramway supprimera 224 places de stationnement sur la 1re Avenue et imposera le sens unique dans une partie de cette artère importante, et la ligne de trambus retranchera 59 places sur le boulevard des Capucins, 50 places sur le chemin de la Canardière et 92 places sur le boulevard Sainte-Anne. C’est beaucoup juste dans Limoilou, où va-t-on pouvoir garer notre voiture?

Comme Adrien Pouliot l’a soulevé sur les ondes radio, je considère que la priorité doit être le troisième lien. Non seulement les lignes de tramway et de trambus retrancheront assez d’espaces de stationnement pour affecter les commerces de Limoilou au point d’en contraindre plusieurs à fermer leurs portes, mais il ne règlera aucunement les problèmes de circulation à la tête des ponts. Pire encore, en plus d’un sens unique sur la 1re Avenue qui affectera grandement la circulation dans le secteur, un tramway qui roule à haute vitesse pourrait représenter un danger pour les piétons et les cyclistes qui se déplacent à proximité de l’Hôpital Saint-François-d’Assise, du Patro Roc-Amadour et des commerces du secteur. Et si je me fie à la situation de l’avenue Maguire suivant la mise en place de parcomètres, pour moi c’est clair que si les citoyens ne peuvent trouver de stationnement près des commerces du Vieux-Limoilou, ils iront faire leurs emplettes et casser la croûte ailleurs en ville.

Outre cette importante perte d’espaces de stationnement, je suis scandalisée par les coûts astronomiques du projet, c’est pourquoi je considère plus importante que jamais la tenue d’un référendum à la grandeur de la ville de Québec afin que le projet puisse avoir toute la légitimité requise pour aller de l’avant.

Un tel exercice démocratique est d’autant plus important que le maire Régis Labeaume n’a pas dit un mot sur le projet en campagne électorale, encore moins sur l’ampleur du retrait de voies de circulation, les espaces de stationnement retranchés et les expropriations possibles; pire encore il se disait contre le tramway. Dans un tel contexte, seul un OUI majoritaire de ses citoyens lui donnerait le mandat clair dont il a besoin.

Pourquoi je suis contre le tramway

Le projet de transport « structurant » proposé par le maire Régis Labeaume, qui plus est appuyé par le premier ministre Philippe Couillard, est une aberration digne du 19e siècle. Les usagers de la Rive-Sud restent sur leur faim et devront continuer de prendre leur voiture, traverser l’un des seuls ponts disponibles et se trouver un stationnement pour prendre le tramway. Pourquoi le feraient-ils alors qu’ils n’ont qu’à emmener leur voiture jusqu’au travail directement?

Il est vrai qu’il y a beaucoup d’autobus sur les boulevards René-Lévesque et Laurier, et qu’un transport offrant un plus gros volume et qui n’arrête pas à chaque intersection serait avantageux. Toutefois, des autobus autonomes avec un chauffeur dans le premier bus du convoi – ou plus de Métrobus tels qu’on les connaît – pourraient rouler sur les routes actuelles pour une fraction du prix, et cela sans avoir à enfant-de-chienniser les automobilistes et camionneurs le temps de tout éventrer les boulevards visés par le projet afin de déplacer le câblage, l’égout et l’aqueduc sous terre. Cette technologie existe déjà et les autobus, le RTC les possède déjà ou peut les commander très rapidement pour répondre à la demande.

Il est vrai qu’une voie, voire une route complète dédiée au transport en commun (autobus ou tramway) serait un atout majeur et cette infrastructure est-ouest qui desservirait à la fois la basse-ville et la haute-ville vaut la peine d’être envisagée, mais l’utilisation d’autobus permettrait aux usagers de continuer leur trajet au-delà d’un tramway sans être obligés de changer de véhicule en chemin.

La dépense la plus onéreuse, c’est le tunnel sous le quartier Saint-Jean-Baptiste alors qu’il existe déjà un tunnel à demi construit sous l’avenue Honoré-Mercier – là où devaient se rendre les fameuses bretelles de l’autoroute Dufferin-Montmorency récemment démolies. Rien n’explique l’entêtement du maire de Québec à vouloir un nouveau tunnel juste à côté, ce qui fera monter la facture inutilement. Un tunnel sous Honoré-Mercier permettrait une station à la Colline parlementaire beaucoup plus facilement. Et je ne vous ai pas parlé du second tunnel qui desservira le Phare et la tête des ponts pour se rendre jusqu’à Cap-Rouge…

De plus, je suis sûre que la population de Québec n’est pas dupe : avancer que tout ne coûtera que 3 milliards de dollars, que tout sera prêt en 2026 et que le coût d’entretien des infrastructures n’aura pas d’impact sur les taxes résidentielles et commerciales en ville – afin de garder l’augmentation desdites taxes au taux d’inflation seulement, a répété le maire Labeaume – n’est pas réaliste du tout.

Qui nous garantit que le forage pour creuser les deux tunnels se fera facilement alors que le Cap-Diamant a ses difficultés et pourrait causer bien des maux de tête? Qui dit que certains édifices, au-dessus, seront capables de supporter le forage sans s’affaisser ou à la limite craquer? Qu’on ne retrouvera pas de couleuvres brunes ou de rainettes faux-grillons sur le chemin de la ligne de tramway ou de SRB 2.0 (puisqu’il s’agit de ça)? Et que tout sera fini en 2026 comme prévu? Je crois qu’au contraire, les coûts exploseront pour atteindre au minimum les 15 milliards de dollars, que l’échéancier sera repoussé à plusieurs reprises et qu’au moment où on inaugurera enfin les lignes de tramway et de trambus les véhicules autonomes et d’autres technologies de notre époque seront déjà bien implantées…

Je vous prie de m’excuser pour mon cynisme, mais lorsqu’une femme aguerrie et qui a vu neiger comme Myriam Ségal croit qu’il s’agit davantage d’un projet immobilier que d’un service améliorer de transport collectif d’un côté et que les plus fervents défenseurs du projet ne semblent pas réaliser que le groupe Dallaire bénéficiera énormément de la plus value immobilière une fois les infrastructures en place, on est en droit de s’interroger sur l’intention réelle du maire Régis Labeaume, et les motivations du premier ministre Philippe Couillard lorsqu’il a avalisé le projet et repoussé le 3e lien sur la voie de service.

J’irais même plus loin, je trouve déplorable qu’on n’ait rien prévu pour la Rive-Sud. Que le premier ministre du Québec répète en point de presse que le projet de tramway et le 3e lien seront faits en même temps alors qu’il est évident qu’on a tenté de noyer le poisson avant Noël – pour ne pas dire qu’on a trahi Sam Hamad, qui avait promis qu’on saurait où on s’en va pour le 3e lien avant la prochaine élection, qui aura lieu dans moins de 7 mois – me préoccupe beaucoup d’autant plus que le pont de Québec est en fin de vie utile et que nous ne pouvons plus tolérer quelque fermeture que ce soit du pont Pierre-Laporte. Il aurait plutôt fallu que M. Couillard rassure le maire de Québec en lui disant qu’il est essentiel de préparer d’abord les plans et devis du nouveau pont ou tunnel le plus tôt possible pour confirmer comment se fera l’interconnexion, et qu’ensuite il avaliserait le tramway, car en plus d’offrir l’espace requis pour faire passer une ligne de tramway semblable à la ligne jaune du métro de Montréal entre la station Berri-UQAM et Longueuil on règlerait enfin l’épineux manque de tolérance de panne entre Québec et Lévis. En effet, par le seul projet de réseau structurant annoncé et destiné à être traité en priorité, ce sera la catastrophe si le seul lien entre Québec et Lévis utilisable par les véhicules lourds doit être fermé pendant plus de 24 heures.

Et finalement, n’est-il pas surprenant que le projet proposé vendredi passe exactement là où les abribus tempérés ont été construits à très fort prix, comme si ce projet était en marche depuis belle lurette alors que, selon nos élus, rien n’était préparé, et pis encore Régis Labeaume a passé toute la campagne électorale à s’opposer farouchement à un tramway et à répéter que le SRB était mort?

C’est pourquoi, attendu que le Parti conservateur du Québec s’est positionné contre le projet de transport structurant dès le samedi 17 mars 2018, avant que la CAQ se commette enfin (au moment d’écrire ces lignes les nouvelles sont que François Legault doit se prononcer lundi), si je suis élue en tant que la première députée conservatrice de Jean-Lesage le 1er octobre prochain, je m’engage à tout faire pour annuler le projet de tramway tel que proposé actuellement. C’est pour moi un projet qui n’améliorera pas les services et n’incitera pas les automobilistes à laisser leur véhicule à la maison quoi qu’en disent les experts et les défenseurs du transport collectif.

Tramway: l’argent d’Ottawa

On n’a pas fini d’entendre parler du tramway à Québec, nonobstant la campagne électorale de l’automne 2017 durant laquelle le maire Régis Labeaume n’a promis que des parcs et s’est moqué du projet de tramway de son adversaire de Démocratie Québec, Anne Guérette, qui y allait à visière levée. Selon des sources bien informées, la majorité des gens qui ont répondu, en porte à porte, qu’ils appuyaient toujours Régis Labeaume, étaient convaincus qu’il n’ira pas de l’avant avec quelque projet de transport lourd que ce soit faute d’avoir l’appui du monde. Au final, 14% des électeurs ont voté pour Mme Guérette, donc à peu près autant de gens en novembre dernier étaient favorables au tramway. Et avant le congé des Fêtes, surprise : projet de tramway sur la table!

Je me demande bien le pourquoi d’un tel – et soudain! – intérêt pour ce moyen de transport, qui fut mis en service à Québec à la fin du 19e siècle et qui a été retiré en 1948. Le plus ironique est que c’était par opposition au tramway que ce même Régis Labeaume s’est présenté à la mairie pour la première fois en 2007… Il est donc assez difficile à suivre, je trouve.

Outre l’ambivalence quasi bipolaire du maire de Québec depuis bientôt 11 ans sur le tramway, il ne faut pas oublier que de l’argent public est impliqué dans l’affaire. M. Labeaume, en débat des chefs, avait dit que la ville de Québec a absolument droit à sa part du programme fédéral des infrastructures et que si on ne faisait rien on n’aurait pas d’argent. La réplique de Jean-François Gosselin fut cinglante : le maire est généreux avec l’argent des autres!!

Personnellement, je suis totalement contre cette façon de gérer. Quémander à tout prix de l’argent des impôts de tous les Canadiens d’un océan à l’autre, pour moi c’est nul comme argument. Si j’étais la mairesse de Québec, je serais prête à me passer des subventions d’Ottawa si on peut fonctionner sans, le reste du Canada ayant pas mal donné en péréquation et en impôts…

Par contre, je ne suis pas idiote à temps plein, je sais que l’acquisition de nouveaux autobus et l’embauche de nouveaux chauffeurs au Réseau de transport de la Capitale coûtent très cher, c’est pourquoi je reconnais que si on a un bon plan de match, profiter d’un programme comme celui des infrastructures (fédéral) serait bien pour améliorer le service dans les quartiers périphériques comme Cap-Rouge, Val-Bélair, Lac-Saint-Charles, Beauport ou Charlesbourg. C’est pour cela que je me demande pourquoi le maire Labeaume n’a pas simplement demandé au premier ministre Justin Trudeau de l’argent pour lesdits autobus, mais qu’à la place il tient tant à tout dé-wrencher le centre-ville de Québec pour y (re)mettre des rails.

Si c’est ce que Myriam Ségal appelle le syndrome du pharaon, comme le Plan Nord pour Jean Charest et l’ambitieux Projet Saint-Laurent que François Legault voudrait léguer aux Québécois, je trouve qu’on y va un peu trop fort avec un tramway. Il y a tant d’autres jalons, moins dispendieux et moins invasifs qu’un tramway, que pourrait nous léguer notre maire comme héritage, comme par exemple : rembourser la dette de la ville, aider à former des conseils de quartier là où il n’y en a pas, régler une fois pour toutes le cas de l’église Saint-Cœur-de-Marie, changer la réglementation municipale pour rendre les rues touristiques plus festives, baisser les taxes commerciales, modifier les cheminées de l’incinérateur pour qu’il cesse de cracher de l’arsenic dès qu’on y brûle du bois traité, enlever les parcomètres sur la rue Maguire, etc.

Si c’est le gouvernement du Québec qui insiste pour recourir à ce mode de transport, quelle qu’en soit la raison, alors que la voiture autonome pourrait très bien être dans le paysage à peu près au même moment que le tramway sera en service, le problème est clairement un manque de vision du côté de nos élus provinciaux. La solution est simple: les élections approchent, c’est le 1er octobre 2018.

Si par contre c’est Justin Trudeau qui a rendu le programme des infrastructures trop restrictif, faisant en sorte que l’achat d’autobus et le salaire de nouveaux chauffeurs ne s’y qualifient pas, alors là, le problème est à Ottawa! Il faudra donc écrire aux députés conservateurs de Québec et Chaudière-Appalaches pour qu’ils fassent quelque chose.

Se tenir debout contre une énième hausse de taxes

Aujourd’hui, les conseillers Jean-François Gosselin et Stevens Mélançon ont voté contre le budget 2018 de la ville de Québec, après l’avoir étudié, questionné et évalué en plénières. Idem le PTI (plan triennal d’immobilisation, si je ne m’abuse? Corrigez-moi si je me suis trompée).

Deux conseillers sur les 21, seulement deux. Mais il suffit d’un seul pour casser l’unanimité. On m’a dit que les révolutions et grands changements débutent sur le coin d’une table (désolée, je n’ai ni la citation exacte ni son auteur, mais c’est à peu près ça…), en 2017 il y a deux dissidents, deux rebelles à l’hôtel de ville de Québec, qui ont tenu tête à Régis Labeaume, ce n’est pas rien! Tenir tête à cet homme pour la première fois en 10 ans? Peut-être exagéré, mais je considère que ce petit pas ne fera que des petits.

J’ai aidé, à ma manière et à la hauteur de mes forces et surtout mes disponibilités, c’est peut-être une bien grand mot, mais bon, à mettre au monde Québec 21, et à mener ses deux premiers élus à l’hôtel de ville. C’est en quelque sorte le bébé de crinqués de la politique, mais le bébé va grandir. Il vient de faire ses premiers pas. Envers et contre tous.

Les détracteurs auront beau dire que les deux conseillers de l’opposition officielle se sont opposés pour s’opposer. Faux! Les motifs invoqués sont nombreux, notamment:

  • l’explosion des coûts de la centrale de police
  • les salaires élevés de la direction
  • les subventions aux théâtres Diamant et Capitole
  • le déneigement
  • les «contradictions» du RTC
  • la fermeture de la bibliothèque Gabrielle-Roy pendant 2 ans
  • le déménagement du marché du Vieux-Port à ExpoCité
  • moins d’argent mis sur le remboursement la dette de la ville (quelle horreur!)
  • et quoi d’autre encore?

Mais surtout, c’est la nouvelle hausse de taxes — encore une! — pour les commerçants déjà pas mal taxés, parce qu’eux n’auront pas droit au gel promis dans ce même budget du côté résidentiel.

« Ils (les commerçants) ont été augmentés beaucoup depuis que M. Labeaume est maire ».
— Jean-François Gosselin sur le budget (21 décembre 2017)

Et 2018 ne fera pas exception. Comme si les entrepreneurs ne contribuaient pas assez…

Photo: Le Devoir, article du 12 décembre 2017.

Évidemment, rapidement les moqueries se sont multipliées sur la twittosphère et autres Facebook, comme le maire Labeaume s’est fait un malin plaisir de rire de ses adversaires en les accusant de voter contre un budget qui promet des gels de taxes… Et pourtant, il a tort de parler de gel de taxes, parce que les taxes non résidentielles sont à la hausse.

Même des amis à moi qui ont voté QC21 viennent de dumper le parti parce que MM. Gosselin et Mélançon ont eu le courage de voter contre le budget ce matin à l’hôtel de ville! C’est pas croyable… Ils disent qu’en votant contre, ils se sont discrédités. Ah! le seul fait de casser l’unanimité c’est mal? Ne serait-ce pas plutôt cette tendance à l’unanimité qui est un problème, comme on l’a trop vu à l’Assemblée nationale du Québec?

C’est grave, docteur? J’ai beaucoup de peine, je suis incapable de trouver le sommeil et je ressens une incommensurable rage au-dedans de moi ce soir. Je suis affligée qu’en 2017, on se moque des élus, tous paliers confondus, qui OSENT se tenir debout contre les hausses de taxes, quelles qu’elles soient. Vous allez me dire que même pas 2% de hausse de taxes non résidentielles, c’est rien… Mais 2% après une kyrielle de hausses sur les 10 dernières années, ça commence à faire beaucoup. André Arthur lui-même, plus tôt ce mois-ci, disait à Stéphane Gasse sur BLVD que la question à se poser est la suivante:

Combien de commerces vont fermer à Québec l’an prochain?

À deux conseillers courageux, à peine sautés sur la glace, je dis ceci: vous vous êtes tenus debout, vous avez accepté de faire face à la critique et (encore) aux moqueries du maire de notre ville, parce que le budget inclut des HAUSSES des taxes non résidentielles, encore des hausses, que des hausses, en retour de petits bonbons de même pas 20$ de moins sur le compte de taxe résidentielle. Ça ne paie même pas un café par jour si on fait les calculs de David Heurtel.

En tout cas, ce n’est pas pour flatter dans le sens du poil ni pour faire la belle, mais c’est la citoyenne de Québec qui vous parle.

Ce soir, je suis fière de vous, Jean-François et Stevens.

L’entreprise de mon mari n’a pas encore pignon sur rue et est au stade de démarrage, mais je suis profondément attristée de voir à quel point la machine a faim et qu’à force de surtaxer ça et là, même mon chéri pourrait se remettre en question.

Mais le pire dans tout ça, c’est que je suis désolée et découragée de voir si peu de colère parmi les citoyens, car on ne fait que hausser les taxes, impôts et tarifs de toutes sortes, que ce soit au fédéral, au provincial ou au municipal, mais dans la population silence radio.

Où est la révolution? Où est la hargne? Pourquoi la salle du conseil est-elle si peu remplie? Pourquoi personne ne réagit?

Lâchez pas!!

Réélection de Régis Labeaume: un flou qui a vraiment rapporté!!

Dans sa chronique au Prince Arthur Herald, Samuel Fillion Doiron a été cinglant envers les gens de Québec qui ont voté pour Régis Labeaume. Selon lui, ils avaient toute l’information prouvant que le maire sortant promettait un projet de transport structurant, et qu’ils ont couru après.

Voici le texte: http://princearthurherald.com/fr/labeaume-et-le-tranway-quebec-couru-apres/

Je suis parfaitement d’accord avec les informations que Samuel a écrites, mais je me permets une petite nuance:

Je vous rappelle que j’ai travaillé pour Québec 21, j’ai tout suivi, j’ai écouté toutes les rediffusions d’entrevues et chroniques sur les municipales de 2017, j’ai suivi les nouvelles, j’ai épluché tous les journaux, et jamais le maire Labeaume n’a poussé quelque projet que ce soit en transport en commun durant la campagne, il a volontairement entretenu un flou sur ses véritables intentions. Et c’est à la dernière minute qu’il a montré tout à coup de l’ouverture pour un 3e lien à l’Est. Se pourrait-il qu’un vent de changement soufflait véritablement en ville, et qu’on ait cherché à l’étouffer?

Démocratie Québec a présenté un projet de tramway, bien expliqué, on savait à quoi s’en tenir en votant pour Mme Guérette.

Vous savez comme moi que JF Gosselin et Québec 21 – Équipe JF Gosselin ont pris le leadership pour un 3e lien à l’Est.

M. Labeaume n’a rien présenté du tout. Sa campagne a été sur quoi? Des parcs, le prolongement de la promenade Samuel-de-Champlain, plus de radars photos en ville et quelques autres trucs totalement mineurs. N’importe quel candidat qui n’était pas maire sortant aurait ramassé des grenailles avec une telle non-plateforme.

Cela dit, un candidat de Québec 21 que je connais bien a sondé beaucoup de monde en porte à porte et m’a dit que la quasi totalité des pro-Labeaume ont dit qu’ils allaient voter pour lui parce que c’est un bon maire et qu’ils ne croyaient AUCUNEMENT qu’il nous arriverait avec quelque projet que ce soit. Cette clientèle qui est sortie voter ne votait pas pour le transport structurant, mais pour l’individu… c’est eux les premiers qui se sont fait rouler dans la farine tant qu’à moi.

C’est évident que M. Labeaume a volontairement caché ses véritables intentions et qu’il a entretenu un flou pour se faire réélire. Il a réussi, c’est clair. Mais bon, Samuel a raison, on devra vivre avec à moins d’un changement de gouvernement…

 

Pénurie de main-d’oeuvre: la Terre appelle Régis Labeaume!

J’étais à l’hôtel de ville lundi dernier, durant la séance du conseil le maire Régis Labeaume a réitéré son désir de travailler à régler le problème de pénurie de main-d’oeuvre qui afflige notre ville, notamment en allant en Europe (en avion) pour aider au recrutement. Pour ceux qui veulent l’entendre, vidéo ici (come on, les Webmestres! on ne peut plus lire les vidéos .flv avec Google Chrome, c’est vraiment pas le pied, merci de corriger!!)

Je suis parfaitement d’accord avec lui, c’est effectivement un problème, on le voit sur le terrain, combien d’entreprises cherchent des employés? J’ai approuvé à 100% son discours d’ouverture, et tous étaient prêts à aider, incluant l’opposition. Hep, les fans du maire, je suis d’accord, là! Il faut prendre le leadership et proposer des solutions à ce problème bien réel, qui touche ma ville qu’on dit «en plein emploi».

Un petit exemple: aujourd’hui, un de mes contacts, David Chabot, a affiché sur son mur Facebook une offre d’emploi à son restaurant:

Date: 20 décembre 2017, à environ 14:00 sur Facebook.

Mais j’ai des réserves quant aux moyens que veut prendre le maire… S’il veut recruter des gens qualifiés en Europe, c’est bien, mais dans les faits, combien d’entre eux se heurtent à des barrières bureaucratiques lors de leur arrivée, et sont incapables de se trouver du travail dans leur domaine d’expertise? Voici l’exemple de Mme Justine Testaert, infirmière française qui a répondu positivement à l’invitation de représentants du Québec faite à une foire d’emploi, une dame qui a de l’expérience, qui veut travailler chez nous, à Québec, mais qui n’y arrive toujours pas:

http://blvd.fm/reecouter/9441-100-normandeau-justine-testaert-s-est-fait-miroiter-un-travail-au-quebec-aujourd-hui-elle-perd-ses-illusions-en-arrivant-en-sol-quebecois#.WjsMGN_iaUk

Mais c’est épouvantable! J’arrive pas à le croire: d’un côté on envoie des gens aux foires de l’emploi tenues en Europe pour recruter de la main-d’oeuvre chez nous, mais d’un autre côté on empêche ces gens d’accéder à un emploi dans leur champ d’expertise… Et en même temps, combien d’infirmières québécoises formées au Québec sont forcées de faire du temps supplémentaire? Ce n’est pas tant un manque de ressources qu’un problème de gestion des ressources humaines.

Nathalie Normandeau a raison, c’est aux ministres et à leur personnel de cabinet qu’il faut s’adresser en tout premier lieu. Il faut d’abord corriger le problème à la source, et ensuite aller promouvoir notre ville à l’étranger. Mais tant que cela n’est pas réglé, inutile, totalement inutile d’aller scéner en France. Pourquoi M. Labeaume veut-il y aller alors?

La Terre appelle Régis Labeaume!
La Terre appelle Régis Labeaume!
Répondez, M. Labeaume!

Monsieur le maire, le parlement se trouve à deux pas de l’hôtel de ville, les ministres ont leur bureau en ville, c’est là que vous devez aller, pas en France!

Ah, et puis zut! Puisqu’il tient tant à voyager, je m’en remets au chef de l’opposition. S’il a la moindre once de gros bon sens et assez de contacts au provincial, Jean-François Gosselin fera assurément un bien meilleur travail en s’adressant aux bonnes personnes, par exemple au ministère de la Santé pour demander un accommodement, une dérogation, une procédure accélérée pour embaucher de nouvelles infirmières dans les hôpitaux de ma ville dès que possible.

Tramway: en as-tu vraiment besoin?

Source de la photo: blitztutorat.com, 3 octobre 2016

J’adore Pierre-Yves McSween!! Je me réjouis qu’enfin on ait des chroniques quotidiennes sur les finances et l’économie. Je ne suis pas toujours d’accord avec ce qu’il dit, mais sur le fond, sa contribution à la littératie financière au Québec est déjà énorme, et je l’en remercie. Si je le connaissais personnellement, je l’aurais invité à me rejoindre à l’hôtel de ville de Québec avant-hier pour la dernière séance ordinaire de l’année de son conseil… avec le même tee-shirt que sur cette photo! Sa phrase désormais célèbre devrait être affichée à l’hôtel de ville de Québec, à mon humble avis…

Vraiment, il y a matière à s’interroger sur le projet de tramway que le maire Régis Labeaume vient soudainement de ressusciter, avec la bénédiction du gouvernement du Québec, s’il vous plaît… Je suis incrédule, je partage totalement l’étonnement de Jean-François Gosselin, pour avoir travaillé à sa campagne je n’ai pas la berlue: jamais le maire n’a parlé de tramway en campagne électorale! En effet, si Anne Guérette (Démocratie Québec) a proposé un tramway avec — je le reconnais — un projet clairement défini, et M. Gosselin a pris le leadership pour un 3e lien à l’Est, Régis Labeaume n’a rien présenté du tout.

Voici mes questions:

  1. Ça coûtera combien?
  2. À qui iront tous les contrats?
  3. Quel sera l’impact de l’ajout de lignes de tramway aux tarifs du RTC?
  4. Est-ce que les gens de Beauport, de Charlesbourg et de la Haute-Saint-Charles seront mieux desservis une fois ces wagons électriques en service?
  5. Sera-t-on capable de supporter plusieurs années de travaux qui éventreront une importante partie du centre-ville, afin de refaire tout le système d’aqueduc, d’égout, de câblage électrique, etc. et ensuite de mettre l’infrastructure en place?
  6. A-t-on évalué adéquatement l’impact du retrait d’au moins deux voies de circulation au centre-ville?
  7. Les citoyens des quartiers desservis par le tramway seront-ils heureux de voir du câblage électrique surgir de nulle part?
  8. Le service fonctionnera-t-il en hiver? En cas de panne électrique?
  9. Le service améliorera-t-il la circulation nord-sud en ville?
  10. Est-ce que la ville de Lévis et toutes les autres municipalités voisines sur les deux rives du Saint-Laurent bénéficieront de ce service?

Bref… en a-t-on vraiment besoin?