Cold Feet

Getting Cold Feet. Cette expression anglaise est la plus polie, la plus posée, la plus respectueuse et la moins risquée à employer pour décrire la droite au Québec. À la suite d’un véritable bashing hier midi à l’émission de Jeff Fillion à CHOI FM, ce mot était le seul que j’avais en tête pour qualifier la droite québécoise. Des termes moins polis seraient: la droite poltronne, mollassone, ingrate. Mais je vais me contenter de Cold Feet.

En effet, l’animateur polémiste de Québec, qui n’en est pas à sa première controverse, s’en est pris à Adrien Pouliot, chef du Parti conservateur du Québec au lieu de l’encourager. Et ses coanimateurs, ne réalisant pas le peu de budget que nous avons pour la présente campagne, ont qualifié gratuitement notre travail de campagne de pee-wee d’une autre époque.

La principale appréhension de l’animateur: les Libéraux pourraient être de nouveau au pouvoir, il faut voter stratégiquement pour la CAQ pour les bloquer. Eh oui, Jeff Fillion just got cold feet! En ondes, ne réalisant sûrement pas la puissance de son micro.

Pourquoi?

Ce n’est pas la première fois que les gens de droite vont aux urnes pour voter CONTRE quelqu’un en votant pour un candidat/parti autre que celui de leur choix. Et que M. Fillion branle autant dans le manche, car il croit au libre-marché. Cette pensée de droite, absente du débat jusqu’à tout récemment (plus ou moins simultanément avec le printemps étudiant de 2012), s’est installée et ne fait évidemment pas l’affaire de plusieurs groupes de pression, syndicats et organismes évidemment. Le Parti conservateur veut revenir à l’Assemblée nationale avec un programme de droite, on sait donc c’est quoi se faire challenger, parce qu’on croit au libre-marché.

Quelles sont les conséquences?

Depuis 2013, la loi électorale limite le plafond de dons individuels à 100$ par année, ou 200$ par année électorale. En retour, une subvention récurrente est versée au parti au nombre de votes reçus lors d’une élection générale. Voter stratégiquement envoie l’argent au parti qui reçoit le vote, et non le parti qu’on aime. C’est que chaque vote compte. Chaque don compte.

En attendant, le Parti conservateur du Québec est loin de rouler sur l’or. Au contraire, on a à peine de quoi payer 100 campagnes individuelles et une campagne du chef décente. Dans les autres partis, chaque candidat a 30 000$ de budget de campagne. Quant à moi, j’ai fait campagne avec 700$ dans mon comté (Jean-Lesage), incluant le kilométrage, les pancartes, les dépliants. On m’a autorisé uniquement 50$ de budget de publicité sur les réseaux sociaux, maximum. C’est beaucoup moins que le régime à 75$ par semaine du premier ministre Philippe Couillard. Et on m’a refusé une vague de robocalls (appels automatisés) dans Jean-Lesage, alors que dans les 6 derniers mois je suis parvenue à me faire une banque de plus de 20 000 numéros de téléphone des secteurs Robert-Giffard, Vieux-Limoilou, Maizerets et Lairet, et cela grâce à Canada411 et à la banque de codes postaux accessible gratuitement sur le site Web d’Élections Québec.

Faute d’avoir un compte de banque bien garni, on est une équipe de bénévoles qui ont consacré des heures et des heures à chaque semaine pour créer du contenu pour le parti (images, articles, etc.), maintenir son site Web en vie, répondre aux messages envoyés par courriel et sur nos pages Facebook, composer avec des trolls, morons et autres pas de vie sur nos pages Facebook, faire des vidéos que d’aucuns qualifient de Dollaraclip avec 0$ de budget, sans parler des appels aux membres pour le renouvellement de leur carte, les messages envoyés à tous nos sympathisants et les nombreuses activités organisées un peu partout au Québec, les plus populaires étant les Pinte et politique que j’espère retrouver après les élections. Parce que la loi qui encadre le financement des partis est très restrictive pour les partis qui ne sont pas encore représentés à l’Assemblée nationale du Québec, on n’a pas le moyen de payer nos heures de travail au salaire minimum, encore moins de louer un local pour une permanence! Et malgré tout, on fait ça avec amour, parce qu’on y croit!

C’est pourquoi nous ne pourrons nous payer des professionnels des relations publiques, des spin doctors, des graphistes et des cinéastes pour être en meilleure posture pour la prochaine campagne dans 4 ans (ou environ 18 mois à 2 ans si le gouvernement est minoritaire) QUE si nos sympathisants acceptent d’embarquer dans le train avec nous, plutôt que de se pincer le nez pour voter pour un autre. Pis encore: en votant pour la CAQ, que vous n’appuyez pas mais que vous croyez en bonne position pour battre les Libéraux, vous nous plantez un couteau dans le dos parce que l’argent de ce vote stratégique va aller à la CAQ et financer la campagne de la CAQ dans 4 ans (ou avant).

Je pose la question: est-ce vraiment ce que vous voulez?

Et pourtant…

On l’a constaté depuis l’élection d’Amir Khadir en 2008, les électeurs de Québec Solidaire n’ont que faire du vote stratégique. Ils votent à gauche, pour le programme, parce qu’ils y croient. Et leur nombre grandit d’élection en élection, car il s’y ajoute du monde.

Vous allez me dire «Le PCQ n’a que le chef de connu, les 100 candidats sont des no name». Vraiment? Je réponds que Québec Solidaire a 5 candidats connus – Gabriel Nadeau Dubois, Manon Massé, Vincent Marissal, Catherine Dorion et Sol Zanetti, et 120 no name! Et pourtant, ça vote QS quand même!

Je constate un phénomène identique au Parti libéral du Québec: son vote ne bouge à peu près pas, ses partisans sont fidèles et se renouvellent notamment grâce à son aile jeunesse toujours aussi dynamique. Ça bouge très peu, tant et si bien qu’on peut compter au moins 30 circonscriptions pour acquises dans quelques jours au parti de Philippe Couillard. Sauf une importante cohorte de fédéralistes — incluant quelques Angry Libérales (j’insiste sur le féminin) retraitées qui en font une obsession — qui se jurent de voter rouge tant qu’il existe un parti souverainiste bien que le paysage soit en train de se réaligner lentement mais sûrement sur l’axe gauche-centre-droite, le vote libéral est fidèle et y croit lui aussi.

C’est pourquoi je trouve risqué qu’on sacrifie ses principes pour essayer de faire élire un gouvernement de la CAQ aux dépens du parti qu’on aime.

Un électeur de Jean-Lesage m’a juré qu’à la prochaine élection il votera pour moi. Désolée, je n’y crois pas à cause de ce pattern malsain. Et en 18 mois, je ne peux prédire ce que je ferai ni où je serai. Est-ce que je serai encore candidate dans Jean-Lesage? Est-ce qu’il y aura encore un parti conservateur du Québec? Est-ce qu’Adrien Pouliot en sera toujours le chef? Et encore, y aura-t-il un autre enjeu cold feet qui fera encore peur aux gens de droite et qui les convaincra de voter encore stratégique?

Cela dit, M. Fillion a reconnu être allé trop loin et a fait ses excuses.

Je crains que le mal soit fait, car lundi il ne sera pas possible d’en parler en ondes. Pour ma part, je vais attendre avant de réécouter cette émission tant j’ai été attristée de ce que j’y ai entendu à titre personnel. Ce n’est pas tant l’accusation gratuite de Laurence Gagnon, coanimatrice — qui disait à tort que j’étais une candidate invisible alors que j’ai fait 2 débats, 2 entrevues et 3000 portes — qui n’a pas fait son travail de recherche puisqu’elle doit voter dans Jean-Lesage que le mal fait à mon chef. J’avais du mal à croire qu’on s’en prenne à un ami qui depuis 2013 veut porter notre message à l’Assemblée nationale! D’une tristesse infinie.

Pour ce qui me concerne, comme candidate conservatrice: cette entrevue d’hier m’a fait perdre un électeur que j’ai pointé soigneusement lors de ma campagne électorale, durant laquelle j’ai frappé à 3000 portes. J’espère qu’il n’y en a pas eu d’autres… Sa raison: «Je ne veux pas que Gertrude Bourdon gagne». De source sûre, on m’a dit qu’elle est en position pour gagner, un vote stratégique pour la barrer va-t-il marcher? J’en doute.

Parlant de Mme Bourdon, j’ai eu la chance de la côtoyer ainsi que la plupart des autres candidats enregistrés dans Jean-Lesage. Elle est très sympathique, à part des erreurs de débutante — faites devant les caméras — elle a un bon profil. Les autres aussi, même Sol Zanetti, sont des gens de qualité. Ils ont tous le droit de gagner, c’est la démocratie. Mais je trouve que le prix à payer pour empêcher un candidat est trop élevé.

Se serrer les coudes

Vous n’avez pas idée comme je suis jalouse des électorats solidaire et libéral. Ce sont des gens fidèles, qui y croient. Je le répète, ils n’ont que faire du vote stratégique, ils ne changent pas d’idée dans l’isoloir et se serrent les coudes. Pourquoi est-ce différent du côté de la droite au Québec? De quoi a-t-on peur? Ne sommes-nous pas écoeurés de payer autant d’impôts et de taxes pour des services de moins en moins efficaces?

Pourquoi ne ferions-nous pas comme ces deux bases solides et fidèles? Pourquoi n’avons-nous pas autant de courage que les jeunes gauchistes ou les gens d’expérience qui sont libéraux de génération en génération? Ne voulons-nous pas que le Québec soit prospère et que la droite s’installe enfin à l’Assemblée nationale?

Alors pourquoi voter stratégique? Celle-là, je n’arrive toujours pas à comprendre.

Image publiée par Jessie Mc Nicoll, vice-présidente du Parti conservateur du Québec sur Facebook.

Mais quand même, ce 1er jour d’octobre, j’invite tous ceux qui veulent:

  • moins d’État
  • une baisse d’impôt pour les PME de 40%
  • une baisse d’impôt pour les particuliers d’environ 36%
  • une économie de 15 milliards de dollars sur 4 ans dans les finances publiques (cadre financier approuvé par l’Association des économistes du Québec)
  • plus de privé en santé
  • l’abolition des commissions scolaires
  • l’abolition du Registre des armes à feu
  • une baisse de la taxe de l’essence de 5 sous par litre

…à voter Conservateur. Aucun autre parti ne promet ça, pas même la CAQ! Serrons-nous donc les coudes, croyons-y, envoyons nos premiers députés à l’Assemblée nationale!

Et pour ça, le vote stratégique constitue la pire barrière à l’entrée. Barrière que nous nous mettons nous-mêmes. Quel dommage, vraiment!

Keep Calm and Vote Conservative

 

Avaler des couleuvres

Sur Internet, plusieurs personnes qui sont sincèrement las du système actuel persistent à vouloir voter pour la Coalition Avenir Québec (CAQ) nonobstant que François Legault n’arrive pas à différencier son parti des autres qui siègent à l’Assemblée nationale du Québec, soit le Parti libéral du Québec, le Parti Québécois et Québec Solidaire.

Et pourtant, plus les jours passent, plus j’ai du mal à suivre M. Legault! Un jour il dit noir, l’autre jour il se ravise. Ou sinon, un jour un député sortant ou candidat dit une chose, et l’autre jour il se fait dédire par son chef.

Ces personnes, pour qui faire sortir les Libéraux compte plus que de devoir vivre avec un tramway à Québec d’ici à 2026 et 4 autres années de gouvernement qui ne changera pas grand chose, ont pour principale raison que lorsqu’un parti est près du pouvoir, il faut parfois faire des compromis.

D’accord, voici les compromis les plus récents:

  • Le projet de tramway de Québec: tout d’abord, Éric Caire répète «No Way» à qui veut l’entendre après les élections municipales dès que les rumeurs concernant un tel projet sortent. Arrive le 16 mars 2018, silence radio de la CAQ jusqu’au 19 mars, alors que le Parti conservateur du Québec réagit le lendemain matin par communiqué. Le pauvre Éric Caire et ses quatre collègues de la grande région de Québec se prononcent pour avec comme condition une interconnexion à l’Est. Le trajet de la ligne tramway ne permet une interconnexion qu’avec l’option 1 (route Lagueux/Saint-Augustin-de-Desmaures), clairement cette condition consiste qu’à assaisonner la couleuvre qu’a dû avaler le député de La Peltrie, son chef devra donc être honnête (ou on dit la vérité, i.e. l’appui au projet du maire Régis Labeaume est inconditionnel, ou la CAQ retire son appui immédiatement, tant pis pour M. Labeaume, il devra attendre!)
Présentation des 5 corridors qui seront à l’étude du 3e lien, le 14 août 2018 à l’Anglicane de Lévis.
  • Transparence syndicale: tout d’abord, la CAQ était favorable à plus de transparence syndicale, mais à son conseil national tenu les 26 et 27 mai 2018, recul de M. Legault, qui invoque la «réserve de courage»
  • Commissions scolaires: tantôt on les abolit, tantôt on les garde, ou sinon on les remplace par des bureaux de services aux écoles, ou même on fait passer leur nombre à 25 plus grosses… Le programme est clair: abolition et création desdits bureaux, alors qui dit vrai?
  • Gestion de l’offre: on la garde, même la nouvelle recrue de Saint-Jérôme Youri Chassin la défend désormais bec et ongles!!
  • Bourse du carbone: on la garde
  • Salon de jeux de Québec: encore une fois, Éric Caire évoque un transfert de l’établissement de Fleur de Lys Québec à un secteur touristique et sa transformation en véritable casino, le 4 août François Legault se rend dans Charlevoix… oups! il nuance (plutôt, dédit) les propos de son député !!
  • Éolien: contre, François Legault se rend en Gaspésie… surprise! il est maintenant pour! Par après, un de ses candidats (Mario Asselin, dans Vanier-Les Rivières) nuance le tout, vraisemblablement après des réactions vives au sein de la base militante… Encore une fois, je suis perdue!!

Ensuite, hier, on a appris que Gertrude Bourdon, que François Legault voulait recruter comme candidate dans la circonscription de Charlesbourg, se retire à la dernière minute. Jonathan Trudeau, participant régulier de l’émission La Joute (TVA), nous dit que les 4 conditions posées par Mme Bourdon sont les suivantes:

Si M. Legault avait pu s’entendre avec madame Bourdon, il s’agirait d’un autre recul sur des promesses faites en santé!

Et cela, c’est sans compter les faits d’armes suivants:

Mais le pire restera ceci: cette entrevue accordée par François Legault à Christiane Charrette à Radio-Canada Montréal, dans laquelle il se dissocie totalement de la droite au Québec et va jusqu’à inviter les gens vraiment de droite à adhérer au Parti conservateur du Québec!!

Si ce ne sont pas des couleuvres qu’ont dû avaler députés, candidats et militants, je me demande bien ce que c’est… Désolée, je veux bien croire que pour arriver au pouvoir il faille faire des compromis, mais là c’est intolérable!

Rien pour me convaincre de donner une autre chance à la CAQ de sitôt. Je me disais que ça arriverait un jour en pensant à la capitulation de l’ADQ et son takeover par la CAQ. Je fus donc prophète! En effet, M. Legault est en train de faire en 2018 ce qu’a fait l’ADQ en 2008 pour percer sur l’île de Montréal alors que techniquement on peut former un gouvernement majoritaire SANS Montréal.

Tant pis, mais à moins d’une semaine du déclenchement des élections, ne sachant pas du tout sur quel pied danser avec Legault, personnellement, je préfère la réélection de Philippe Couillard, ou l’élection de Jean-François Lisée comme premier ministre, au moins avec eux on sait où on s’en va.

Si c’est le prix à payer pour élire les premiers députés conservateurs, cela m’est égal, au moins on y va par conviction et non en se bouchant le nez et en avalant autant de couleuvres.

Projet de transport structurant: impact majeur dans Jean-Lesage

Je suis originaire de Limoilou, j’y ai passé ma petite enfance. Je viens juste de prendre connaissance des informations sur les 425 espaces de stationnement retranchés pour faire passer les lignes de tramway et de trambus prévues dans mon quartier natal dans le cadre du projet de réseau structurant présentement étudié en comité plénier à l’hôtel de ville de Québec. Et je crains sérieusement pour l’avenir et la sécurité des quartiers Vieux-Limoilou et Maizerets, que traverseront les deux lignes et qui seront directement touchés.

La ligne de tramway supprimera 224 places de stationnement sur la 1re Avenue et imposera le sens unique dans une partie de cette artère importante, et la ligne de trambus retranchera 59 places sur le boulevard des Capucins, 50 places sur le chemin de la Canardière et 92 places sur le boulevard Sainte-Anne. C’est beaucoup juste dans Limoilou, où va-t-on pouvoir garer notre voiture?

Comme Adrien Pouliot l’a soulevé sur les ondes radio, je considère que la priorité doit être le troisième lien. Non seulement les lignes de tramway et de trambus retrancheront assez d’espaces de stationnement pour affecter les commerces de Limoilou au point d’en contraindre plusieurs à fermer leurs portes, mais il ne règlera aucunement les problèmes de circulation à la tête des ponts. Pire encore, en plus d’un sens unique sur la 1re Avenue qui affectera grandement la circulation dans le secteur, un tramway qui roule à haute vitesse pourrait représenter un danger pour les piétons et les cyclistes qui se déplacent à proximité de l’Hôpital Saint-François-d’Assise, du Patro Roc-Amadour et des commerces du secteur. Et si je me fie à la situation de l’avenue Maguire suivant la mise en place de parcomètres, pour moi c’est clair que si les citoyens ne peuvent trouver de stationnement près des commerces du Vieux-Limoilou, ils iront faire leurs emplettes et casser la croûte ailleurs en ville.

Outre cette importante perte d’espaces de stationnement, je suis scandalisée par les coûts astronomiques du projet, c’est pourquoi je considère plus importante que jamais la tenue d’un référendum à la grandeur de la ville de Québec afin que le projet puisse avoir toute la légitimité requise pour aller de l’avant.

Un tel exercice démocratique est d’autant plus important que le maire Régis Labeaume n’a pas dit un mot sur le projet en campagne électorale, encore moins sur l’ampleur du retrait de voies de circulation, les espaces de stationnement retranchés et les expropriations possibles; pire encore il se disait contre le tramway. Dans un tel contexte, seul un OUI majoritaire de ses citoyens lui donnerait le mandat clair dont il a besoin.

Pourquoi je suis contre le tramway

Le projet de transport « structurant » proposé par le maire Régis Labeaume, qui plus est appuyé par le premier ministre Philippe Couillard, est une aberration digne du 19e siècle. Les usagers de la Rive-Sud restent sur leur faim et devront continuer de prendre leur voiture, traverser l’un des seuls ponts disponibles et se trouver un stationnement pour prendre le tramway. Pourquoi le feraient-ils alors qu’ils n’ont qu’à emmener leur voiture jusqu’au travail directement?

Il est vrai qu’il y a beaucoup d’autobus sur les boulevards René-Lévesque et Laurier, et qu’un transport offrant un plus gros volume et qui n’arrête pas à chaque intersection serait avantageux. Toutefois, des autobus autonomes avec un chauffeur dans le premier bus du convoi – ou plus de Métrobus tels qu’on les connaît – pourraient rouler sur les routes actuelles pour une fraction du prix, et cela sans avoir à enfant-de-chienniser les automobilistes et camionneurs le temps de tout éventrer les boulevards visés par le projet afin de déplacer le câblage, l’égout et l’aqueduc sous terre. Cette technologie existe déjà et les autobus, le RTC les possède déjà ou peut les commander très rapidement pour répondre à la demande.

Il est vrai qu’une voie, voire une route complète dédiée au transport en commun (autobus ou tramway) serait un atout majeur et cette infrastructure est-ouest qui desservirait à la fois la basse-ville et la haute-ville vaut la peine d’être envisagée, mais l’utilisation d’autobus permettrait aux usagers de continuer leur trajet au-delà d’un tramway sans être obligés de changer de véhicule en chemin.

La dépense la plus onéreuse, c’est le tunnel sous le quartier Saint-Jean-Baptiste alors qu’il existe déjà un tunnel à demi construit sous l’avenue Honoré-Mercier – là où devaient se rendre les fameuses bretelles de l’autoroute Dufferin-Montmorency récemment démolies. Rien n’explique l’entêtement du maire de Québec à vouloir un nouveau tunnel juste à côté, ce qui fera monter la facture inutilement. Un tunnel sous Honoré-Mercier permettrait une station à la Colline parlementaire beaucoup plus facilement. Et je ne vous ai pas parlé du second tunnel qui desservira le Phare et la tête des ponts pour se rendre jusqu’à Cap-Rouge…

De plus, je suis sûre que la population de Québec n’est pas dupe : avancer que tout ne coûtera que 3 milliards de dollars, que tout sera prêt en 2026 et que le coût d’entretien des infrastructures n’aura pas d’impact sur les taxes résidentielles et commerciales en ville – afin de garder l’augmentation desdites taxes au taux d’inflation seulement, a répété le maire Labeaume – n’est pas réaliste du tout.

Qui nous garantit que le forage pour creuser les deux tunnels se fera facilement alors que le Cap-Diamant a ses difficultés et pourrait causer bien des maux de tête? Qui dit que certains édifices, au-dessus, seront capables de supporter le forage sans s’affaisser ou à la limite craquer? Qu’on ne retrouvera pas de couleuvres brunes ou de rainettes faux-grillons sur le chemin de la ligne de tramway ou de SRB 2.0 (puisqu’il s’agit de ça)? Et que tout sera fini en 2026 comme prévu? Je crois qu’au contraire, les coûts exploseront pour atteindre au minimum les 15 milliards de dollars, que l’échéancier sera repoussé à plusieurs reprises et qu’au moment où on inaugurera enfin les lignes de tramway et de trambus les véhicules autonomes et d’autres technologies de notre époque seront déjà bien implantées…

Je vous prie de m’excuser pour mon cynisme, mais lorsqu’une femme aguerrie et qui a vu neiger comme Myriam Ségal croit qu’il s’agit davantage d’un projet immobilier que d’un service améliorer de transport collectif d’un côté et que les plus fervents défenseurs du projet ne semblent pas réaliser que le groupe Dallaire bénéficiera énormément de la plus value immobilière une fois les infrastructures en place, on est en droit de s’interroger sur l’intention réelle du maire Régis Labeaume, et les motivations du premier ministre Philippe Couillard lorsqu’il a avalisé le projet et repoussé le 3e lien sur la voie de service.

J’irais même plus loin, je trouve déplorable qu’on n’ait rien prévu pour la Rive-Sud. Que le premier ministre du Québec répète en point de presse que le projet de tramway et le 3e lien seront faits en même temps alors qu’il est évident qu’on a tenté de noyer le poisson avant Noël – pour ne pas dire qu’on a trahi Sam Hamad, qui avait promis qu’on saurait où on s’en va pour le 3e lien avant la prochaine élection, qui aura lieu dans moins de 7 mois – me préoccupe beaucoup d’autant plus que le pont de Québec est en fin de vie utile et que nous ne pouvons plus tolérer quelque fermeture que ce soit du pont Pierre-Laporte. Il aurait plutôt fallu que M. Couillard rassure le maire de Québec en lui disant qu’il est essentiel de préparer d’abord les plans et devis du nouveau pont ou tunnel le plus tôt possible pour confirmer comment se fera l’interconnexion, et qu’ensuite il avaliserait le tramway, car en plus d’offrir l’espace requis pour faire passer une ligne de tramway semblable à la ligne jaune du métro de Montréal entre la station Berri-UQAM et Longueuil on règlerait enfin l’épineux manque de tolérance de panne entre Québec et Lévis. En effet, par le seul projet de réseau structurant annoncé et destiné à être traité en priorité, ce sera la catastrophe si le seul lien entre Québec et Lévis utilisable par les véhicules lourds doit être fermé pendant plus de 24 heures.

Et finalement, n’est-il pas surprenant que le projet proposé vendredi passe exactement là où les abribus tempérés ont été construits à très fort prix, comme si ce projet était en marche depuis belle lurette alors que, selon nos élus, rien n’était préparé, et pis encore Régis Labeaume a passé toute la campagne électorale à s’opposer farouchement à un tramway et à répéter que le SRB était mort?

C’est pourquoi, attendu que le Parti conservateur du Québec s’est positionné contre le projet de transport structurant dès le samedi 17 mars 2018, avant que la CAQ se commette enfin (au moment d’écrire ces lignes les nouvelles sont que François Legault doit se prononcer lundi), si je suis élue en tant que la première députée conservatrice de Jean-Lesage le 1er octobre prochain, je m’engage à tout faire pour annuler le projet de tramway tel que proposé actuellement. C’est pour moi un projet qui n’améliorera pas les services et n’incitera pas les automobilistes à laisser leur véhicule à la maison quoi qu’en disent les experts et les défenseurs du transport collectif.

Le vote stratégique au Québec

Le vote stratégique, définition

Un électeur: je ne demande rien à François Legault, il faut sortir les Libéraux !!

Le même électeur il y a 4 ans (2014): je ne demande rien à Philippe Couillard, il faut sortir le PQ !!

Et dans 4 ans, ce sera: je ne demande rien à Adrien Pouliot, il faut sortir la CAQ !!

Tant qu’à voter un jour pour les Conservateurs (comme le «promet» un homme de la circonscription de Jean-Lesage, où je veux me présenter comme députée cet automne), pourquoi ne pas le faire cette année? Au moins les quelques députés auraient accès aux médias, ce qui est loin d’être le cas ces jours-ci.

Un député conservateur à Québec c’est bien, deux c’est mieux!!

Les valeurs de liberté et de responsabilité que nous défendons au Parti conservateur du Québec sont bafouées par nos élus à tous les paliers de gouvernement, et dans tous les domaines de notre vie.

Qu’on regarde la chose du côté des loisirs impliquant une arme à feu, des entrepreneurs et travailleurs autonomes, de la conciliation travail-famille, de la langue d’expression ou de tout autre enjeu, nous avons le choix entre quatre partis politiques qui proposent tous de prendre un peu plus de notre argent pour décider un peu plus à notre place de la façon dont il sera dépensé.
L’année 2017 aura apporté son lot de sujets dans l’actualité, dont certains auront permis de faire résonner nos valeurs profondes auprès de personnes qui ne connaissaient pas notre Parti.

Le 4 mars 2014, la veille du déclenchement de la dernière élection provinciale au Savini avec Adrien Pouliot. Il s’agissait pour nous deux d’une première campagne électorale!

Nous avons notamment appuyé un groupe de femmes qui se sont levées pour faire face au gouvernement contre le projet de loi 143 portant sur les services de garde en milieu familial. Avec notre soutien, ces femmes déterminées ont fait reculer le gouvernement, entre autres sur la question des ratios dans leur service de garde en milieu familial.

Faire reculer un gouvernement sur un projet de loi liberticide n’est pas une mince tâche. Les opposants au registre québécois des armes à feu en savent quelque chose. D’autant plus qu’en tant que Parti n’ayant pas encore d’élus à l’Assemblée nationale, nous n’avons pas accès à la tribune de la presse. Faire entendre notre voix dans les médias tient donc carrément de l’exploit. Qui plus est, nous n’avons pas le budget dont disposent les élus pour embaucher du personnel.

C’est pourquoi nous préparons nos troupes pour la prochaine élection générale qui se tiendra en octobre 2018 avec pour objectif principal de faire élire notre chef dans le comté de Chauveau. Avec un représentant élu à l’Assemblé nationale, la portée de notre travail pour protéger nos libertés sera décuplée.

…mais que diriez-vous d’envoyer un SECOND DÉPUTÉ conservateur à l’Assemblée nationale? Je désire être députée de Jean-Lesage et siéger aux côtés d’Adrien Pouliot pour le seconder dans son travail, et aussi pour donner une voix aux contribuables de Limoilou et d’une partie de Beauport qui se sentent ignorés par nos élus actuels.

Pour que j’y parvienne, j’aurai grand besoin de votre soutien. Il me faut des bénévoles, et de l’argent pour financer ma campagne.

Je vous invite donc personnellement à contribuer via le lien suivant :
http://www.particonservateurquebec.org/faire-un-don

Vous pouvez également devenir membre de notre Parti et avoir votre mot à dire lors de notre prochain conseil général:
http://www.particonservateurquebec.org/devenez-membre

Et pour ceux qui ont du temps à me donner, vous pouvez nous indiquer vos intentions via le lien suivant :
http://www.particonservateurquebec.org/benevoles

Peu importe vos compétences, vos centres d’intérêt ou la quantité de temps que vous avez à nous donner, je vous contacterai  afin de trouver avec vous des tâches qui vous conviendront, selon l’horaire qui vous conviendra, afin de m’aider dans l’atteinte tant de mes objectifs de campagnes que de ceux du parti et de son chef.

Je vous remercie de votre soutien et vous souhaite une bonne continuation de semaine de relâche! Merci, surtout, de passer le mot.

Carte du Directeur général des élections du Québec.

 

Je serai candidate

Je suis loin d’avoir un CV de grande administratrice publique formée à l’ENAP ou en Europe, je ne dirige pas une grande entreprise, je ne suis pas une spécialiste en quoi que ce soit. Je ne suis qu’une diplômée universitaire avec un emploi de fonctionnaire très ordinaire. Je ne suis qu’une citoyenne ordinaire qui n’offre comme contribution à la société que la moitié de son salaire. Si au moins j’avais des services pour cet argent…

Quand mon fils est malade, je dois prendre une journée de congé. La garderie à 5$ ? Qui en profitera ? L’école ? Tout n’est que vœux pieux. L’avenir de mon fils m’inquiète. Pas seulement parce que la dette du Québec est énorme, et que le Québec dépend de la péréquation à 100% aujourd’hui, mais bien parce que je me demande s’il pourra obtenir un emploi convenable dans un domaine qu’il aime, et surtout s’il sera parfaitement bilingue et suffisamment qualifié pour sortir du Québec s’il doit absolument le faire. Et je ne parle même pas de ma propre vieillesse.

Les politiciens ne nous écoutent plus, ils ne travaillent plus que pour se faire réélire. Les besoins de l’ensemble de la population ne les intéressent plus, tout ce qu’ils recherchent, c’est le groupe de pression, l’OBNL ou les entrepreneurs qui leur apporteront le plus de votes. Ils ne me parlent plus que des droits religieux de moins de 5% de la population. Jamais d’éducation, de santé ou de finances publiques.

Et pourtant, un gouvernement provincial a pour mandat d’offrir des services en éducation, santé, transport routier et environnement à l’ensemble de sa population. Un gouvernement doit nous tourner vers l’avenir alors que nos élus actuels nous gardent dans un monde gelé aux années 1980 par crainte des syndicats, des groupes de pressions sociaux, environnementaux ou religieux, ou pire encore, d’un référendum. Utiliser les lois spéciales comme moyen de négociation de conventions collectives dans le secteur public doit également cesser.

Un gouvernement doit gérer pour tous les résidents du Québec sans égard à la langue, ni à la religion, ni au statut social des Québécois.

C’est pourquoi je me présenterai pour le Parti conservateur du Québec dans Jean-Lesage cet automne.

Carte du Directeur général des élections du Québec.

Aujourd’hui, c’est Chloé qui a écrit ma chronique!

Belle réflexion d’une amie je me suis faite en cours de campagne à la chefferie conservatrice: Chloé, transgenre libertarienne qui appuyait Maxime Bernier, a écrit ceci:

Quelqu’un m’a demandé ce qu’était une «Libertarienne soft». Histoire courte: Quelqu’un m’a déjà décrit ainsi, et j’ai aimé ça.
Mais ça m’a inspiré à me demander ce que c’était, une libertarienne soft.
Voici comment je le vois: Lorsque la société a un problème (crime, pauvreté, drogue, éducation, etc), posons-nous la question: «Est-ce que ce problème peut être réglé avec plus de liberté, au lieu de moins? Essayons ça en premier.»
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Someone asked me what a « soft libertarian » is.
Boring answer is, someone once called me that, probably because my politics have mellowed significantly since I came out of the cult I was in. I liked it.
The basic principle, as I understand it: « When society has a problem, can it be solved by *more* freedom instead of less? Let’s try that first. »

Chloé Amagi sur Facebook, 9 décembre 2017

Dans le contexte actuel, il serait temps de redonner aux parents et individus plus de libertés, le Québec s’en va nulle part si on ne fait rien.