Projet de transport structurant: impact majeur dans Jean-Lesage

Je suis originaire de Limoilou, j’y ai passé ma petite enfance. Je viens juste de prendre connaissance des informations sur les 425 espaces de stationnement retranchés pour faire passer les lignes de tramway et de trambus prévues dans mon quartier natal dans le cadre du projet de réseau structurant présentement étudié en comité plénier à l’hôtel de ville de Québec. Et je crains sérieusement pour l’avenir et la sécurité des quartiers Vieux-Limoilou et Maizerets, que traverseront les deux lignes et qui seront directement touchés.

La ligne de tramway supprimera 224 places de stationnement sur la 1re Avenue et imposera le sens unique dans une partie de cette artère importante, et la ligne de trambus retranchera 59 places sur le boulevard des Capucins, 50 places sur le chemin de la Canardière et 92 places sur le boulevard Sainte-Anne. C’est beaucoup juste dans Limoilou, où va-t-on pouvoir garer notre voiture?

Comme Adrien Pouliot l’a soulevé sur les ondes radio, je considère que la priorité doit être le troisième lien. Non seulement les lignes de tramway et de trambus retrancheront assez d’espaces de stationnement pour affecter les commerces de Limoilou au point d’en contraindre plusieurs à fermer leurs portes, mais il ne règlera aucunement les problèmes de circulation à la tête des ponts. Pire encore, en plus d’un sens unique sur la 1re Avenue qui affectera grandement la circulation dans le secteur, un tramway qui roule à haute vitesse pourrait représenter un danger pour les piétons et les cyclistes qui se déplacent à proximité de l’Hôpital Saint-François-d’Assise, du Patro Roc-Amadour et des commerces du secteur. Et si je me fie à la situation de l’avenue Maguire suivant la mise en place de parcomètres, pour moi c’est clair que si les citoyens ne peuvent trouver de stationnement près des commerces du Vieux-Limoilou, ils iront faire leurs emplettes et casser la croûte ailleurs en ville.

Outre cette importante perte d’espaces de stationnement, je suis scandalisée par les coûts astronomiques du projet, c’est pourquoi je considère plus importante que jamais la tenue d’un référendum à la grandeur de la ville de Québec afin que le projet puisse avoir toute la légitimité requise pour aller de l’avant.

Un tel exercice démocratique est d’autant plus important que le maire Régis Labeaume n’a pas dit un mot sur le projet en campagne électorale, encore moins sur l’ampleur du retrait de voies de circulation, les espaces de stationnement retranchés et les expropriations possibles; pire encore il se disait contre le tramway. Dans un tel contexte, seul un OUI majoritaire de ses citoyens lui donnerait le mandat clair dont il a besoin.

Pourquoi je suis contre le tramway

Le projet de transport « structurant » proposé par le maire Régis Labeaume, qui plus est appuyé par le premier ministre Philippe Couillard, est une aberration digne du 19e siècle. Les usagers de la Rive-Sud restent sur leur faim et devront continuer de prendre leur voiture, traverser l’un des seuls ponts disponibles et se trouver un stationnement pour prendre le tramway. Pourquoi le feraient-ils alors qu’ils n’ont qu’à emmener leur voiture jusqu’au travail directement?

Il est vrai qu’il y a beaucoup d’autobus sur les boulevards René-Lévesque et Laurier, et qu’un transport offrant un plus gros volume et qui n’arrête pas à chaque intersection serait avantageux. Toutefois, des autobus autonomes avec un chauffeur dans le premier bus du convoi – ou plus de Métrobus tels qu’on les connaît – pourraient rouler sur les routes actuelles pour une fraction du prix, et cela sans avoir à enfant-de-chienniser les automobilistes et camionneurs le temps de tout éventrer les boulevards visés par le projet afin de déplacer le câblage, l’égout et l’aqueduc sous terre. Cette technologie existe déjà et les autobus, le RTC les possède déjà ou peut les commander très rapidement pour répondre à la demande.

Il est vrai qu’une voie, voire une route complète dédiée au transport en commun (autobus ou tramway) serait un atout majeur et cette infrastructure est-ouest qui desservirait à la fois la basse-ville et la haute-ville vaut la peine d’être envisagée, mais l’utilisation d’autobus permettrait aux usagers de continuer leur trajet au-delà d’un tramway sans être obligés de changer de véhicule en chemin.

La dépense la plus onéreuse, c’est le tunnel sous le quartier Saint-Jean-Baptiste alors qu’il existe déjà un tunnel à demi construit sous l’avenue Honoré-Mercier – là où devaient se rendre les fameuses bretelles de l’autoroute Dufferin-Montmorency récemment démolies. Rien n’explique l’entêtement du maire de Québec à vouloir un nouveau tunnel juste à côté, ce qui fera monter la facture inutilement. Un tunnel sous Honoré-Mercier permettrait une station à la Colline parlementaire beaucoup plus facilement. Et je ne vous ai pas parlé du second tunnel qui desservira le Phare et la tête des ponts pour se rendre jusqu’à Cap-Rouge…

De plus, je suis sûre que la population de Québec n’est pas dupe : avancer que tout ne coûtera que 3 milliards de dollars, que tout sera prêt en 2026 et que le coût d’entretien des infrastructures n’aura pas d’impact sur les taxes résidentielles et commerciales en ville – afin de garder l’augmentation desdites taxes au taux d’inflation seulement, a répété le maire Labeaume – n’est pas réaliste du tout.

Qui nous garantit que le forage pour creuser les deux tunnels se fera facilement alors que le Cap-Diamant a ses difficultés et pourrait causer bien des maux de tête? Qui dit que certains édifices, au-dessus, seront capables de supporter le forage sans s’affaisser ou à la limite craquer? Qu’on ne retrouvera pas de couleuvres brunes ou de rainettes faux-grillons sur le chemin de la ligne de tramway ou de SRB 2.0 (puisqu’il s’agit de ça)? Et que tout sera fini en 2026 comme prévu? Je crois qu’au contraire, les coûts exploseront pour atteindre au minimum les 15 milliards de dollars, que l’échéancier sera repoussé à plusieurs reprises et qu’au moment où on inaugurera enfin les lignes de tramway et de trambus les véhicules autonomes et d’autres technologies de notre époque seront déjà bien implantées…

Je vous prie de m’excuser pour mon cynisme, mais lorsqu’une femme aguerrie et qui a vu neiger comme Myriam Ségal croit qu’il s’agit davantage d’un projet immobilier que d’un service améliorer de transport collectif d’un côté et que les plus fervents défenseurs du projet ne semblent pas réaliser que le groupe Dallaire bénéficiera énormément de la plus value immobilière une fois les infrastructures en place, on est en droit de s’interroger sur l’intention réelle du maire Régis Labeaume, et les motivations du premier ministre Philippe Couillard lorsqu’il a avalisé le projet et repoussé le 3e lien sur la voie de service.

J’irais même plus loin, je trouve déplorable qu’on n’ait rien prévu pour la Rive-Sud. Que le premier ministre du Québec répète en point de presse que le projet de tramway et le 3e lien seront faits en même temps alors qu’il est évident qu’on a tenté de noyer le poisson avant Noël – pour ne pas dire qu’on a trahi Sam Hamad, qui avait promis qu’on saurait où on s’en va pour le 3e lien avant la prochaine élection, qui aura lieu dans moins de 7 mois – me préoccupe beaucoup d’autant plus que le pont de Québec est en fin de vie utile et que nous ne pouvons plus tolérer quelque fermeture que ce soit du pont Pierre-Laporte. Il aurait plutôt fallu que M. Couillard rassure le maire de Québec en lui disant qu’il est essentiel de préparer d’abord les plans et devis du nouveau pont ou tunnel le plus tôt possible pour confirmer comment se fera l’interconnexion, et qu’ensuite il avaliserait le tramway, car en plus d’offrir l’espace requis pour faire passer une ligne de tramway semblable à la ligne jaune du métro de Montréal entre la station Berri-UQAM et Longueuil on règlerait enfin l’épineux manque de tolérance de panne entre Québec et Lévis. En effet, par le seul projet de réseau structurant annoncé et destiné à être traité en priorité, ce sera la catastrophe si le seul lien entre Québec et Lévis utilisable par les véhicules lourds doit être fermé pendant plus de 24 heures.

Et finalement, n’est-il pas surprenant que le projet proposé vendredi passe exactement là où les abribus tempérés ont été construits à très fort prix, comme si ce projet était en marche depuis belle lurette alors que, selon nos élus, rien n’était préparé, et pis encore Régis Labeaume a passé toute la campagne électorale à s’opposer farouchement à un tramway et à répéter que le SRB était mort?

C’est pourquoi, attendu que le Parti conservateur du Québec s’est positionné contre le projet de transport structurant dès le samedi 17 mars 2018, avant que la CAQ se commette enfin (au moment d’écrire ces lignes les nouvelles sont que François Legault doit se prononcer lundi), si je suis élue en tant que la première députée conservatrice de Jean-Lesage le 1er octobre prochain, je m’engage à tout faire pour annuler le projet de tramway tel que proposé actuellement. C’est pour moi un projet qui n’améliorera pas les services et n’incitera pas les automobilistes à laisser leur véhicule à la maison quoi qu’en disent les experts et les défenseurs du transport collectif.

Le vote stratégique au Québec

Le vote stratégique, définition

Un électeur: je ne demande rien à François Legault, il faut sortir les Libéraux !!

Le même électeur il y a 4 ans (2014): je ne demande rien à Philippe Couillard, il faut sortir le PQ !!

Et dans 4 ans, ce sera: je ne demande rien à Adrien Pouliot, il faut sortir la CAQ !!

Tant qu’à voter un jour pour les Conservateurs (comme le «promet» un homme de la circonscription de Jean-Lesage, où je veux me présenter comme députée cet automne), pourquoi ne pas le faire cette année? Au moins les quelques députés auraient accès aux médias, ce qui est loin d’être le cas ces jours-ci.

Un député conservateur à Québec c’est bien, deux c’est mieux!!

Les valeurs de liberté et de responsabilité que nous défendons au Parti conservateur du Québec sont bafouées par nos élus à tous les paliers de gouvernement, et dans tous les domaines de notre vie.

Qu’on regarde la chose du côté des loisirs impliquant une arme à feu, des entrepreneurs et travailleurs autonomes, de la conciliation travail-famille, de la langue d’expression ou de tout autre enjeu, nous avons le choix entre quatre partis politiques qui proposent tous de prendre un peu plus de notre argent pour décider un peu plus à notre place de la façon dont il sera dépensé.
L’année 2017 aura apporté son lot de sujets dans l’actualité, dont certains auront permis de faire résonner nos valeurs profondes auprès de personnes qui ne connaissaient pas notre Parti.

Le 4 mars 2014, la veille du déclenchement de la dernière élection provinciale au Savini avec Adrien Pouliot. Il s’agissait pour nous deux d’une première campagne électorale!

Nous avons notamment appuyé un groupe de femmes qui se sont levées pour faire face au gouvernement contre le projet de loi 143 portant sur les services de garde en milieu familial. Avec notre soutien, ces femmes déterminées ont fait reculer le gouvernement, entre autres sur la question des ratios dans leur service de garde en milieu familial.

Faire reculer un gouvernement sur un projet de loi liberticide n’est pas une mince tâche. Les opposants au registre québécois des armes à feu en savent quelque chose. D’autant plus qu’en tant que Parti n’ayant pas encore d’élus à l’Assemblée nationale, nous n’avons pas accès à la tribune de la presse. Faire entendre notre voix dans les médias tient donc carrément de l’exploit. Qui plus est, nous n’avons pas le budget dont disposent les élus pour embaucher du personnel.

C’est pourquoi nous préparons nos troupes pour la prochaine élection générale qui se tiendra en octobre 2018 avec pour objectif principal de faire élire notre chef dans le comté de Chauveau. Avec un représentant élu à l’Assemblé nationale, la portée de notre travail pour protéger nos libertés sera décuplée.

…mais que diriez-vous d’envoyer un SECOND DÉPUTÉ conservateur à l’Assemblée nationale? Je désire être députée de Jean-Lesage et siéger aux côtés d’Adrien Pouliot pour le seconder dans son travail, et aussi pour donner une voix aux contribuables de Limoilou et d’une partie de Beauport qui se sentent ignorés par nos élus actuels.

Pour que j’y parvienne, j’aurai grand besoin de votre soutien. Il me faut des bénévoles, et de l’argent pour financer ma campagne.

Je vous invite donc personnellement à contribuer via le lien suivant :
http://www.particonservateurquebec.org/faire-un-don

Vous pouvez également devenir membre de notre Parti et avoir votre mot à dire lors de notre prochain conseil général:
http://www.particonservateurquebec.org/devenez-membre

Et pour ceux qui ont du temps à me donner, vous pouvez nous indiquer vos intentions via le lien suivant :
http://www.particonservateurquebec.org/benevoles

Peu importe vos compétences, vos centres d’intérêt ou la quantité de temps que vous avez à nous donner, je vous contacterai  afin de trouver avec vous des tâches qui vous conviendront, selon l’horaire qui vous conviendra, afin de m’aider dans l’atteinte tant de mes objectifs de campagnes que de ceux du parti et de son chef.

Je vous remercie de votre soutien et vous souhaite une bonne continuation de semaine de relâche! Merci, surtout, de passer le mot.

Carte du Directeur général des élections du Québec.

 

Je serai candidate

Je suis loin d’avoir un CV de grande administratrice publique formée à l’ENAP ou en Europe, je ne dirige pas une grande entreprise, je ne suis pas une spécialiste en quoi que ce soit. Je ne suis qu’une diplômée universitaire avec un emploi de fonctionnaire très ordinaire. Je ne suis qu’une citoyenne ordinaire qui n’offre comme contribution à la société que la moitié de son salaire. Si au moins j’avais des services pour cet argent…

Quand mon fils est malade, je dois prendre une journée de congé. La garderie à 5$ ? Qui en profitera ? L’école ? Tout n’est que vœux pieux. L’avenir de mon fils m’inquiète. Pas seulement parce que la dette du Québec est énorme, et que le Québec dépend de la péréquation à 100% aujourd’hui, mais bien parce que je me demande s’il pourra obtenir un emploi convenable dans un domaine qu’il aime, et surtout s’il sera parfaitement bilingue et suffisamment qualifié pour sortir du Québec s’il doit absolument le faire. Et je ne parle même pas de ma propre vieillesse.

Les politiciens ne nous écoutent plus, ils ne travaillent plus que pour se faire réélire. Les besoins de l’ensemble de la population ne les intéressent plus, tout ce qu’ils recherchent, c’est le groupe de pression, l’OBNL ou les entrepreneurs qui leur apporteront le plus de votes. Ils ne me parlent plus que des droits religieux de moins de 5% de la population. Jamais d’éducation, de santé ou de finances publiques.

Et pourtant, un gouvernement provincial a pour mandat d’offrir des services en éducation, santé, transport routier et environnement à l’ensemble de sa population. Un gouvernement doit nous tourner vers l’avenir alors que nos élus actuels nous gardent dans un monde gelé aux années 1980 par crainte des syndicats, des groupes de pressions sociaux, environnementaux ou religieux, ou pire encore, d’un référendum. Utiliser les lois spéciales comme moyen de négociation de conventions collectives dans le secteur public doit également cesser.

Un gouvernement doit gérer pour tous les résidents du Québec sans égard à la langue, ni à la religion, ni au statut social des Québécois.

C’est pourquoi je me présenterai pour le Parti conservateur du Québec dans Jean-Lesage cet automne.

Carte du Directeur général des élections du Québec.

Aujourd’hui, c’est Chloé qui a écrit ma chronique!

Belle réflexion d’une amie je me suis faite en cours de campagne à la chefferie conservatrice: Chloé, transgenre libertarienne qui appuyait Maxime Bernier, a écrit ceci:

Quelqu’un m’a demandé ce qu’était une «Libertarienne soft». Histoire courte: Quelqu’un m’a déjà décrit ainsi, et j’ai aimé ça.
Mais ça m’a inspiré à me demander ce que c’était, une libertarienne soft.
Voici comment je le vois: Lorsque la société a un problème (crime, pauvreté, drogue, éducation, etc), posons-nous la question: «Est-ce que ce problème peut être réglé avec plus de liberté, au lieu de moins? Essayons ça en premier.»
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Someone asked me what a « soft libertarian » is.
Boring answer is, someone once called me that, probably because my politics have mellowed significantly since I came out of the cult I was in. I liked it.
The basic principle, as I understand it: « When society has a problem, can it be solved by *more* freedom instead of less? Let’s try that first. »

Chloé Amagi sur Facebook, 9 décembre 2017

Dans le contexte actuel, il serait temps de redonner aux parents et individus plus de libertés, le Québec s’en va nulle part si on ne fait rien.

Ça sent la fin de régime à plein nez

C’est vraiment l’élection partielle la plus bizarre que j’aie jamais vue en 24 ans de vie adulte… Pour que le Parti libéral du Québec et la CAQ retirent leurs candidats, il fallait vraiment que nos élus aient enfin décelé le cynisme et le ras-le-bol chez leurs concitoyens. Et surtout, ils ont compris que le harcèlement psychologique, ça ne passe pas!

Mais encore, Louis-Hébert est une circonscription libérale, et à un an des élections le premier ministre Philippe Couillard a plusieurs raisons de procéder à un remaniement ministériel. Ce qui signifie que dans une telle situation, soit le parti présente un homme d’affaires connu ou tout autre poids lourd au CV impressionnant, soit les gens se bousculent au portillon et on procède à une investiture… Mais non, il a fallu travailler fort et parler à au moins 7 personnes avant d’en trouver une! Comment expliquer qu’il a été si difficile de trouver un candidat libéral? Ça, je ne comprends pas.

Je m’attendais vraiment à une investiture dans le comté. Eh non, et la nomination de Mme Ihssane El Ghernati pour remplacer un Éric Tétreault plombé par des histoires de billet de hockey à la loge de Lino Zambito et de harcèlement psychologique n’a pas autant d’éclat que le voudraient sûrement beaucoup de militants libéraux, à moins que ce soit une tentative, venant du parti, de convaincre les gens fâchés de la démission de Sam Hamad de ne pas rester chez eux le jour du vote.

Alors, si le Parti de Philippe Couillard est devenu si peu attirant, c’est que ça ne va pas bien du tout. Les Libéraux sont en fin de régime, et je doute de leur réélection l’an prochain. Est-ce que ça explique également la démission surprise de Jean-Louis Dufresne, qui était jusqu’à aujourd’hui le chef de cabinet du premier ministre Philippe Couillard?

«Selon ce que certains députés racontent, le cafouillage dans Louis-Hébert avec Éric Tétrault aurait été la goutte qui a fait déborder le vase pour M. Dufresne, qui était en poste depuis l’arrivée au pouvoir de Philippe Couillard.

Lundi soir, dans Louis-Hébert, un militant a d’ailleurs raconté que le choix de M. Tétrault, celui de «l’establishment», était une erreur.»

Source: Journal de Québec

Image: Journal de Québec, 12 septembre 2017

Hmmm… ça ne ressemble pas à un départ volontaire.

Et j’ajouterais ceci : de source sûre, j’ai appris que des jeunes militants de droite, que je croyais partis au Parti libéral du Québec, seraient plutôt passés à la CAQ. Ajoutez à cela la station CHOI 98,1 FM Radio X Québec qui ne jure que par le parti de François Legault depuis quelques jours, et vous avez tout ce qu’il faut pour vous demander si les rats ne sont pas en train de quitter le navire…

Vous allez me dire, le PLQ va encore gagner parce que les gens vont encore voter rouge en se bouchant le nez pour bloquer le PQ, ma belle!?

C’était vrai en 2014. C’était vrai encore au printemps dernier, mais les dernières nouvelles sur le PLQ étant très négatives, aujourd’hui, je ne me demande plus pourquoi il y a encore des gens pour défendre le PLQ bec et ongles, mais plutôt pour combien de temps encore ils le défendront.

S’ils changent d’idées, il y a le Parti conservateur du Québec.

Comment tuer le PQ en 5 points

Chronique d’une mort annoncée. Chose certaine, ce parti que j’ai déjà appuyé dans ma jeunesse vient de me perdre définivement!

Point 1 – Tuer l’économie du Québec

Promettre de bloquer les pipelines, l’exploitation de nos ressources pétrolières, envoyer paître Amazon qui se cherche un lieu pour s’implanter et créer 50 000 emplois — oui, oui, Régis Labeaume, maire de Québec, qui a osé maudire publiquement l’entreprise de Jeff Bezos, est un ancien candidat péquiste qui a perdu son investiture en 1998 contre Jean-François Simard, et il fut le célébrant du très court mariage de Pierre Karl Péladeau et Julie Snyder alors qu’il dirigeait toujours le PQ  — et toute autre mesure visant à réglementer, contrôler et imposer davantage les entreprises, voilà ce qui tue l’économie.

…pas les maudits capitalistes cupides et despotes du 1% qui oppriment les pauvres travailleurs du Québec!

Point 2 – Diminuer le financement des écoles privées

Cette hérésie démontre à quel point les militants et hauts dirigeants du parti ne savent pas compter. Les parents qui envoient leurs enfants au privé contribuent toujours au système public… par leurs impôts et les taxes scolaires. Et de plus, il en coûte moins cher à l’État pour un enfant à l’école privé que le même enfant à l’école publique, nonobstant la subvention.

Il s’agit purement d’ingérence dans le privé, une façon de le contrôler sous prétexte de demander aux écoles privées d’en faire plus pour intégrer des élèves en difficultés.

Laissons le marché répondre à la demande!

Point 3 – Renforcer la loi 101

Cette nouvelle « loi 202 » que nous promet Jean-François Lisée dans le cas de l’élection d’un gouvernement majoritaire du Parti Québécois veut faire ceci :

  • Appliquer la loi 101 aux entreprises de compétence fédérale qui font affaire au Québec (banques, entreprises de télécommunications, transport interprovincial)
  • Appliquer la loi 101 aux entreprises de 25 à 50 employés

Cette loi est déjà assez restrictive actuellement, et au lieu d’aller écoeurer les restaurants, pourquoi ne pas demander à l’OQLF de faire sa job, c’est-à-dire d’aller appliquer la loi là où il y a infraction (certains commerces sur l’île de Montréal)?

Point 4 – Restreindre l’accès aux cégeps anglophones par la porte arrière

Lors du dernier congrès du Parti Québécois, les délégués savaient à l’avance que leur chef refuserait toute proposition visant à bloquer l’accès au cégep anglophone aux étudiants francophones. Et pourtant… ces mêmes délégués ont adopté une proposition qui vise une diminution du financement des cégeps anglophones jusqu’à ce qu’il soit « aligné sur le poids démographique proportionnel à cette communauté »… Cela revient exactement au même!

C’est un scandale, rendus au cégep, ce sont des adultes! Une telle proposition liberticide brimera sérieusement des générations de jeunes dans leur employabilité, l’anglais est demandé de plus en plus en raison de la mondialisation. Et bientôt, il faudra connaître le mandarin, l’espagnol…

Et aujourd’hui à la radio, Jean-François Lisée, à la place, veut augmenter l’offre de cours d’anglais aux cégeps francophones pour compenser. Je regrette, mais vu les lacunes de l’enseignement de l’anglais au primaire et au secondaire, lorsqu’on atteint l’âge adulte, seule une immersion permet de rattraper le retard. Et le PQ veut empêcher les jeunes Québécois francophones de le faire? Scandaleux.

Et je désire rappeler que Jacques Parizeau lui-même disait ceci :

«Quelqu’un qui ne parle pas l’anglais dans notre société aujourd’hui est infirme»

Je parie qu’il est en train de spinner dans sa tombe!!!

Point 5 – Garder l’article 1

Ce n’est pas un hasard qu’à l’approche du congrès on ait pu voir «sur les internets» des capsules faisant pour la énième fois la promotion de l’indépendance du Québec.

Capture d’écran des capsules 50+1 réponses pour l’indépendance, sur Youtube.

La souveraineté est le projet d’une génération vieillissante, qui ne s’est pas transféré aux jeunes de 18-25 ans. De plus, je donne raison à André Arthur lorsqu’il dit que la vraie raison n’est pas de bâtir un pays fort, mais bien une haine des Anglais… Il s’agit donc de la pire raison qui soit pour justifier un projet de sécession.

Et après, vous vous demandez pourquoi les 18-25 ans font leur stage à la Commission jeunesse du Parti libéral du Québec? Ces 5 points font de cette formation politique le dernier choix des Milléniaux et de la classe moyenne. Bravo, les champions!

 

Investir la CAQ pour la virer à droite??

Ce midi, à l’émission Duhaime-Ségal le midi, lors de l’entrevue accordée par Sylvie Asselin, candidate conservatrice pour la partielle dans Louis-Hébert, un auditeur a écrit au studio pour suggérer ceci: que le Parti conservateur cesse de présenter des candidats, et investisse la Coalition Avenir Québec tel une sorte de SPQ-Libre de droite afin de donner au parti de François Legault une conscience de droite.

Quoi????

Je tiens à répondre à cet auditeur:
D’abord, la CAQ est absolument incapable de se positionner à droite, le mot droite est comme dans la série Harry Potter le mot qu’il ne faut pas prononcer. Jugez-en par la twist récemment adoptée par M. Legault qui parle maintenant de gouvernement «d’extrême-centre».
Ensuite, pour ce qui a trait au seul fait d’investir un parti pour le tirer dans un sens ou dans l’autre, regardez aller les Libéraux nonobstant le positionnement clairement à droite de leur aile jeunesse, et parlez-en à Marc Bellemare pour voir si ça marche!