C’est devenu tellement facile de congédier un entraîneur-chef dans la Ligue nationale de hockey que je commence à trouver la situation problématique. Pas normale, même!
On renvoie le pilote qui n’est pas parvenu à mener son équipe en séries, ça, ce n’est pas nouveau. Et pour répondre à des actionnaires insatiables et frustrés, on congédie désormais les hommes de hockey qui se sont battus toute l’année pour se qualifier pour les séries éliminatoires, mais qui échouent à la ligne d’arrivée. Cela ne date pas d’hier.
Mais depuis peu, le nouveau format des séries éliminatoires rend le métier encore plus suicidaire… on congédie désormais un bon entraîneur-chef, qui dirige une excellente équipe qui termine deuxième ou troisième dans sa division, mais qui se fait sortir en première ronde!
…et comme si ce n’était pas assez, c’est rendu qu’un entraîneur dont l’équipe est bien en selle ou tout près du portrait des séries devra commencer à craindre pour sa place… on le congédie en avril, avec moins de dix matchs à disputer!
En effet, le dernier Dimanche des Rameaux (et de la Passion, selon le calendrier catholique romain) est devenu littéralement le chemin de croix de Bruce Cassidy, entraîneur qui a eu beaucoup de succès, mais sa bague de la Coupe Stanley gagnée en 2023 et son trophée Jack-Adams gagné en 2020 n’étaient pas suffisants, puisque les Golden Knights de Vegas l’ont viré à 9 matchs de la fin de la saison régulière. Pour le remplacer par John Tortorella. Oui, encore lui…
Et plus près de chez nous, le jour de Pâques, Mathieu Darche, le nouveau directeur général des Islanders de New York, a mis Patrick Roy dehors pour le remplacer par Peter DeBoer. Selon lui, il fallait une nouvelle voix dans le vestiaire, un électrochoc pour garantir la place de l’équipe de Long Island dans les séries éliminatoires… et à 4 matchs de la fin, s’il vous plaît!
Quoi? Il y a problème avec Peter DeBoer et John Tortorella?
Commençons avec DeBoer. Techniquement, pour ses compétences, aucun problème. Son CV est d’ailleurs très bien garni : à titre d’entraîneur-chef, il a été 2 fois en grande finale et 5 fois dans le carré d’as… sans gagner, mais oui, il compte plusieurs victoires en séries éliminatoires.
Cependant, avec la fin de calendrier, j’en vois un gros. Un nouveau coach qui arrive de l’extérieur, plutôt qu’un assistant qui est promu (Benoît Desrosiers ou Bob Boughner auraient pu avoir leur chance, non?), recommence à zéro et doit se familiariser avec la formation qu’il a sous la main. Mais avec seulement 4 matchs à jouer pour DeBoer! Manque total de marge de manœuvre, donc, à preuve l’information d’un journaliste du coin qui a dit que DeBoer a téléphoné à Patrick Roy, qu’il a été appelé à remplacer!
Reportons-nous maintenant à Las Vegas. Pourquoi avoir pris quelqu’un de l’extérieur au lieu de promouvoir un des adjoints?
En effet, chez les Golden Knights, 2 des 3 assistants de Bruce Cassidy ont été entraîneurs-chefs par le passé, et ce ne sont pas des pieds de céleri: John Stevens a gagné deux Coupes Stanley avec les Kings de Los Angeles… comme entraîneur-adjoint, je le concède, mais il a déjà été pilote de l’équipe et des Flyers de Philadelphie. Et Dominique Ducharme, un petit gars de chez nous, a été à 3 victoires d’en gagner une à la barre des Canadiens de Montréal il y a à peine 5 ans. Je dirais même plus : MM. Stevens et Ducharme sont carrément surqualifiés pour être adjoints! Alors, qu’on leur ait préféré une vieille barbe comme Tortorella est une chose, mais que lui-même arrive de l’extérieur, et doive recommencer à zéro, était tout aussi risqué. Au moins un YouTubeur a décrit la situation en sortant l’expression célèbre « Hail Mary Pass » pour décrire ce qui me semble être carrément un geste de panique de Kelly McCrimmon pour répondre à un propriétaire manifestement trop exigeant.
Résultat des courses :
- Dans l’Est : les Islanders de New York ont raté les séries cette saison;
- Dans l’Ouest : les Golden Knights de Las Vegas sont les premiers de la division Pacifique… ce qui est un grand mot, puisqu’ils n’ont que 91 points en date du 12 avril 2026 versus les 115 points par l’Avalanche à la même date, bien en selle à la tête de la division Centrale et couronnée du trophée des Présidents. Reste à savoir comment se comportera l’équipe des chevaliers dorés en séries… avec des adversaires comme le Wild du Minnesota et l’Avalanche du Colorado. Bonne chance, Torts!
Gardons en tête que malgré une mauvaise passe, Vegas est une bien meilleure équipe que les Islanders, faisant en sorte que John Tortorella a été beaucoup plus chanceux que son vis-à-vis à l’autre bout du pays, car il héritait d’une formation qui avait d’excellentes chances de se ressaisir et de finir à la tête de sa division. Et outre la position au classement et l’alignement, si le pauvre DeBoer ne disposait que de 4 parties pour tenter de renverser la vapeur, John Tortorella disposait du double, soit 9 matchs à jouer au moment de son embauche. Reste pour lui à se rendre loin en séries… et ça c’est pas gagné avec le Wild et l’Avalanche!!
Les congédiements tardifs d’entraîneurs-chefs, en général, ça se passe mal. Parlez-en à Claude Julien, ou même au Tigre! Mais il y a comme rare exception l’arrivée (très) tardive de Larry Robinson à la barre des Devils au printemps 2000, avec qui il a soulevé la Coupe Stanley. Mais qui était le gardien de but partant des Devils? Un certain… Martin Brodeur. Donc, je dirais que dans ce cas, l’entraîneur-chef a le dos large…
Alors, pourquoi deux directeurs généraux ont-ils risqué une telle manœuvre? Est-ce acceptable qu’un pilote perde son poste sans raison majeure, aussi tard en saison? Est-on en train d’abuser de son pouvoir de gestion en étant aussi impitoyable envers ces hommes qui sacrifient jusqu’à leur vie familiale pour préparer, diriger et espérer le meilleur d’une vingtaine de millionnaires payés pour pousser une petite rondelle en caoutchouc dans un filet?
A-t-on franchi la ligne, au point où de moins en moins les jeunes entraîneurs vont vouloir aspirer à cet emploi? Ou au point où on en vient à vouloir mieux protéger ceux qui occupent un tel poste?
Certains, sur les nouvelles des départs de MM. Cassidy et Roy, ont déjà proposé une période de gel d’embauche, par exemple dans le dernier droit de la saison, à moins d’une raison majeure, mais l’ennui est que d’implanter cette mesure requiert… une convention collective!
Et c’est là que les syndicats entrent en jeu.
Pourquoi les entraîneurs de la LNH devraient se syndiquer
Personnellement, à voir des entraîneurs compétents qui perdent leur poste pour une chanson, assez pour me demander si cela respecte les lois et la jurisprudence en matière de travail, j’en suis à croire que l’Association des entraîneurs de la LNH (NHLCA) devrait y aller dès cet été d’un blitz de signatures de cartes de membre et demander une accréditation syndicale, quitte à initier les démarches chez nous, au Québec, puisque le Department of Labor me semble totalement dysfonctionnel par les temps qui courent chez nos voisins du Sud…
La conservatrice que je suis pourrait surprendre beaucoup de monde en disant cela, mais plusieurs arguments militent en faveur d’une telle syndicalisation et de la signature d’une seconde convention collective dans le circuit Bettman :
Argument 1 : les menaces venant maintenant de plus d’un front, et plus seulement de la direction de l’équipe
Ce ne sont plus seulement les directeurs généraux en panique qui jettent leur entraîneur-chef sous le train, la plupart du temps sous la pression de propriétaires et actionnaires en colère qui paient de gros sous pour entretenir les athlètes sous contrats, mais bien les commentateurs sportifs à la radio, la télé ou sur Internet, ainsi que les amateurs de hockey déçus, qui disaient «C’est notre année», mais qui sacrent et blasphèment parce que leur équipe a manqué de jambes pour se qualifier en séries.
Parlant d’Internet, les plates-formes se sont multipliées (YouTube, Facebook, X, Threads, Instagram), donnant des porte-voix à plus de gens qu’il n’y pas si longtemps, alors que la ligne téléphonique était pratiquement la seule porte d’entrée, le soir à la radio. Ces partisans insatiables, qui ne connaissent pas autant le sport, encore moins ce qui se passe vraiment au sein d’une équipe de hockey, ont désormais un moyen de faire valoir leurs doléances, et pas toujours en des termes très flatteurs. « Coach pee-wee », par exemple, et même Martin St-Louis n’y échappe pas…
Une convention collective rendrait donc le renvoi d’un membre de cette nouvelle NHLCA accréditée comme syndicat plus difficile, et forcerait la direction à lui fournir un motif raisonnable qui survivrait à la décision d’un arbitre en cas de contestation. Ainsi, on cesserait peu à peu d’assister à des changements motivés uniquement par l’arrivée d’un nouveau directeur général ou par le narratif qui circule en ville, par exemple « Il a sûrement perdu sa chambre »… Et les mesures disciplinaires ou administratives subsisteraient, on ne congédierait désormais que ceux coupables de gestes inappropriés, racistes ou même criminels, ou au pis-aller ceux qui ne répondent pas aux attentes clairement définies en début de saison.
Mais sous ce nouveau système, bonne chance pour congédier celui qui a mené ton équipe au 2e rang de ta division, mais qui s’est fait éliminer au 7e match de la première ronde éliminatoire par la 3e! Ou celui qui contre toute attente a qualifié le club en séries dans une des deux cases d’équipes repêchées sous le format actuel de séries en vigueur dans la LNH.
Argument 2 : un grief et non des poursuites civiles qui pourraient se rendre en cour suprême
Je ne suis pas avocate, et ce texte ne constitue aucunement un avis juridique. Ce n’est que mon opinion d’amateur de hockey de longue date, qui en a soupé de voir des entraîneurs qu’elle aime bien passer à la trappe pour un oui, pour un non! Bruce Cassidy, Patrick Roy, Dominique Ducharme, Pascal Vincent, quatre gars que j’aime beaucoup, ont été récemment congédiés, ça fait mal. Et je ne leur souhaite que le meilleur.
Aujourd’hui, a-t-on vu un entraîneur de la LNH contester son congédiement? Toujours pas, et je comprends. Le processus est compliqué, et diffère assurément d’une province canadienne à l’autre, d’un État américain à l’autre. Les lois sont différentes d’un endroit à l’autre, et la jurisprudence est à faire littéralement…
Ce qui veut dire, selon ce que je sais de la loi au Québec, que si, en février 2022, Dominique Ducharme avait choisi de contester son congédiement au Tribunal administratif du travail du Québec dans les 24 heures suivant l’arrivée triomphante de Martin St-Louis en ville, en invoquant des raisons qui seraient parfaitement légitimes et peut-être même recevables en cour, avoir gain de cause ne signifierait pas qu’il serait bien en selle, de retour derrière le banc des Canadiens et prêt à reprendre le travail.
Au contraire, l’organisation des Canadiens aurait sûrement tout le loisir d’en appeler, s’il le faut jusqu’en Cour suprême du Canada, et rien n’exclurait la possibilité que les avocats de l’équipe obtiennent contre lui une injonction lui interdisant de se tenir à un rayon raisonnable du Centre Bell, de la Place Bell et des installations d’entraînement à Brossard pour la durée des procédures. Je ne suis pas ferrée en droit, mais je sais une chose : ça lui aurait coûté une beurrée en avocats et ç’aurait duré très longtemps… Et peut-être pour rien. Et je ne vous parle pas du commentariat sportif québécois, qui serait sûrement déchaîné 7 jours sur 7 contre le pauvre Dominique parce que ça serait du jamais-vu au Québec!
Myriam Ségal, animatrice radio à la retraite, l’a dit tellement souvent : le système judiciaire au Québec est à deux vitesses, ralenti et arrêté. En revanche, une convention collective bien rédigée permettrait les griefs et des décisions en arbitrage, qui elles sont sans appel.
Argument 3 : maudite boisson!
La conservatrice que je suis a été dans le passé déléguée syndicale, et je vous le jure, j’ai adoré l’expérience. Je sais maintenant qu’un syndicat bien géré, qui se comporte de façon professionnelle est un excellent moyen de défendre les droits d’un employé qui se sent lésé. J’y crois personnellement. Mais je déteste tous les travers qui s’y sont développés, comme les présidents qui vont à Dubaï pendant que les membres font la grève, ou les cadeaux, repas bien arrosés et autres abus… mais c’est une autre histoire!
L’Association des joueurs de la LNH dispose entre autres d’un programme d’assistance pour ses membres et anciens membres. Ce n’est pas parfait, puisque certains joueurs préfèrent s’occuper par eux-mêmes de leurs problèmes, mais il y a des belles histoires de joueurs qui s’y sont inscrits et qui en sont revenus plus forts, comme l’ancien gardien de but Carey Price. Je me demande pourquoi il n’y en a pas pour les entraîneurs.
L’exemple de Jim Montgomery en 2020, congédié par les Stars de Dallas à la suite, a-t-il dit, d’un incident lié à l’alcool, milite à lui seul pour la mise en place d’une telle structure pour les pilotes de la LNH, et cela dès la signature de la première convention collective. Quitte à conclure une entente avec l’AJLNH pour une desserte commune aux deux syndicats, avec la formation des ressources qui seront ensuite affectées à temps complet aux entraîneurs après deux ou trois ans dans un programme bien à eux.
Argument 4 : congés de maladie
Est-ce moi ou c’est différent d’une équipe à l’autre, quand un pilote se blesse ou tombe malade? Qu’en est-il des assurances collectives? C’est probablement à voir et à enchâsser dans une convention collective. J’insiste sur le mot « probablement ».
Argument 5 : arrêter une fois pour toutes les congédiements abusifs
La principale raison d’être d’une syndicalisation de la NHLCA, dommage pour MM. DeBoer et Tortorella, eh! bien c’est de mettre fin rapidement à cette vague de congédiements rapides, ou effectués tard en saison, pour un oui, pour un non.
Le dernier tableau de l’ancienneté moyenne est la conséquence de cette véritable hécatombe des dernières années : aujourd’hui, un entraîneur-chef fait en moyenne moins de deux ans et demi derrière le banc d’une même équipe, en continu. Est-ce normal? Je ne crois pas.

Je crains que seul un syndicat soit capable de freiner une telle hémorragie. Par exemple, en permettant à un pilote de contester la décision de la direction de son équipe après un an continu de service, ou en fixant des périodes de gel d’embauche, dans une convention collective.
Ce sera probablement aussi un rempart additionnel contre les fans frustrés qui inondent les tribunes téléphoniques de fin de soirée, ou les commentateurs qui par réflexe demandent trop rapidement un changement derrière le banc au lieu de transactions. C’est bien connu, nous, le peuple, avons cette fâcheuse habitude de désigner des boucs émissaires quand ça va mal… le hockey est loin d’y échapper!
Et aussi, cela forcera les directions à travailler plus fort, par exemple en transigeant, en rappelant du club-école ou en réclamant au ballottage avant de jeter leur entraîneur-chef sous le train. Dans l’immédiat, ça ne changera sûrement pas grand-chose, mais à force d’accumuler les décisions d’arbitres qui ordonneront la réembauche de la personne congédiée, c’est évident que ça deviendra plus difficile dans un futur proche de mettre un coach dehors. Et que l’ancienneté moyenne augmenterait.
Ces derniers congédiements tardifs en ont sûrement amené certains, à l’approche des séries éliminatoires, à se demander s’il y a toujours une sécurité d’emploi derrière un banc de la LNH quand on a le moindrement de succès : trophée des Présidents, trophée Jack-Adams (entraîneur de l’année), accéder au carré d’as, ou être de ceux qui se battent pour une place en séries contre toute attente, comme c’était le cas pour Patrick Roy. C’est pour cela que j’y pense de plus en plus, à voir l’arrivée du premier syndicat d’entraîneurs dans le sport professionnel.
En passant, la MLS devrait le faire aussi, juste à voir les 11 congédiements survenus dans les 14 dernières années juste dans le CF Montréal (anciennement l’Impact)! WOW!
Mais en même temps, une convention collective trop lourde ou des jeunes qui seraient portés trop vite à contester via grief n’auraient-ils pas l’effet inverse? Malheureusement, c’est un pensez-y bien…
Pourquoi ils ne devraient pas se syndiquer, donc!
J’en ai discuté avec un ami, retraité de l’Estrie. Il me donne raison sur la nécessité d’offrir plus de protection au personnel de banc dans la LNH, mais en même temps il m’a exprimé sa principale réserve, j’ai fini par avoir la mienne en réfléchissant, et elles sont bonnes.
Première réserve : avoir des périodes de gel d’embauche pourrait avoir l’effet inverse si c’est mal encadré. Par exemple, si les équipes ne peuvent ni embaucher ni congédier entre le 1er avril d’une année civile jusqu’au lendemain du couronnement des champions de la saison, on ne peut que craindre une immense vague de congédiements à la fin de mars.
Seconde réserve, et c’est la pire : risque de forte diminution de l’embauche de sang neuf et amplification du phénomène du Boys Club, si les coachs de la génération X, les Milléniaux ou même les Zoomers se mobilisent et parviennent à détruire le narratif malsain, qui continue de courir sur les ondes et sur Internet, à coups de griefs.
En effet, l’abus de procédures d’arbitrage de griefs pourrait contribuer à laisser de côté plein d’entraîneurs prometteurs au profit des mêmes vieilles barbes, qui elles ne se plaindraient pas en raison d’une situation financière plus qu’enviable. Il est vrai que des gars d’expérience comme Tortorella, DeBoer, Bowness, Quenneville ou autres Bruce Boudreau se font engager trop facilement, aux dépens de jeunes entraîneurs qui n’attendent que d’avoir une première ou une seconde chance.
Juste cette année, ils sont treize à avoir occupé le poste d’entraîneur-chef dans le passé mais à moisir littéralement dans un rôle d’adjoint dans l’une ou l’autre des 32 équipes de la LNH :
- Bob Boughner
- Derek Lalonde
- Dominique Ducharme
- John Stevens
- Luke Richardson
- Claude Julien
- Jacques Martin (conseiller sénior)
- Alain Nasreddine
- David Quinn
- Joe Sacco
- Mike Yeo
- Jay Woodcroft
Et je comprends mon ami de craindre que ces entraîneurs compétents (n’entre pas dans la LNH qui veut), et combien d’autres dans les circuits junior ou collégiaux, ne soient à jamais condamnés si les règles d’une convention collective deviennent trop contraignantes, faisant en sorte que le boys club qu’on dénonce à juste titre, bénéficie d’une sécurité encore plus béton et que ce « Club des 13 » regarde encore passer le train comme de paisibles vaches dans le champ…
Oui, cette crainte, je la partage. Cela fait des syndicats une arme à double tranchant. Mais à l’heure actuelle, peut-on faire autrement? Y a-t-il une solution à cette vague de congédiements dans la LNH? C’est tellement rendu fou, que nous devons tous nous interroger aujourd’hui pourquoi l’espérance de vie moyenne derrière un banc est de moins de deux ans et demi.
Au-delà de la dénonciation par Jean-Nicolas Blanchet du congédiement de Patrick Roy, peut-on faire quelque chose pour que cela ne se reproduise plus, du moins si tard en saison régulière?
Si on laisse tomber l’idée d’un syndicat, quelles autres options s’offrent aux entraîneurs? Devrait-on inclure une clause dans les contrats de radio ou télévision? Devrait-on imposer un code de conduite aux journalistes accrédités? Le CRTC devrait-il être plus sévère sur ce qui se dit en ondes? Ou au téléphone, par les fans frustrés?
Bref, existe-t-il d’autre solutions qu’un syndicat? Ou la solution est-elle uniquement de mettre des garde-fous dans une convention collective?
J’ose poser ouvertement la question.